La décision de la commission de la Fédération Française de Football est attendue avec impatience, non seulement par l'AS Cannes mais aussi par de nombreux autres clubs amateurs et professionnels. Les faits remontent au 25 avril dernier, lorsque les supporters cannois ont été empêchés d'accéder au stade des Antonins pour le match contre Nîmes, malgré une autorisation préfectorale. Une situation qualifiée de scandale par les dirigeants cannois, qui ont immédiatement déposé des réserves auprès de la FFF.
Un appel à la dissuasion
Pour Antoine Gobin, directeur général de l'AS Cannes, la seule sanction véritablement dissuasive est une sanction sportive. Il ne demande pas la victoire sur tapis vert, mais insiste sur la nécessité d'éviter que de tels incidents se reproduisent. Une amende ou un huis clos ne serait pas à la hauteur de l'enjeu selon lui.
Le règlement doit être appliqué
Antoine Gobin souligne que le club se bat pour que le règlement de la FFF soit respecté. Il rappelle que la coordination avec d'autres clubs, comme Rousset ou Saint-Maur, fonctionne bien, contrairement à ce qui s'est passé à Nîmes. Le club gardois avait évoqué un match à guichets fermés, mais sans mettre en place le parcage obligatoire pour les supporters visiteurs.
Un enjeu qui dépasse Cannes
De nombreux clubs, y compris de Ligue 1, suivent cette affaire de près. Si la sanction était uniquement financière, cela pourrait inciter d'autres clubs à calculer le rapport coût-bénéfice. Une sanction sportive, en revanche, aurait un effet dissuasif bien plus fort. La décision de la FFF est attendue jeudi et pourrait faire jurisprudence dans le football français.



