Quand il s’est loupé en défense, le Boulazac Basket Dordogne a pris un éclat, jeudi 7 mai, à Limoges. Mais sa détermination lui a permis de rivaliser jusqu’au bout (80-72). Alexandre Ménard, l’entraîneur du Boulazac Basket Dordogne, a résumé la rencontre à Limoges : « On perd complètement les pédales dans le troisième quart-temps. » Ce serait injuste pour les Boulazacois de ne retenir que ces dix minutes-là tant la bataille qu’ils ont livrée était engagée. Mais c’est le tournant d’une rencontre que le BBD avait bien lancée. « On gagne trois quart-temps, donc notre match a été cohérent mais, en dix minutes, Limoges nous a renversés », reprend le coach.
Pourquoi ce trou d’air ?
L’intérieur Essome Miyem a un début de réponse : « On a perdu notre identité d’une certaine manière. On est une équipe qui défend d’abord et là, on prend 32 points. C’est compliqué de gagner dans une salle comme celle-ci. » « On a balbutié en attaque, mais je veux parler des 32 points encaissés, peste Ménard. Dès qu’on reprend nos bases défensives, en mettant la même pression que contre Cholet, ce n’est pas la même équipe. On oublie des rebonds offensifs, cela nous coûte 10 points. Quand on laisse jouer Limoges, qu’on fait des erreurs sur les remises en jeu, cela coûte des points… »
Des circonstances atténuantes
Cela dit, le BBD a des circonstances atténuantes, avec une rotation réduite à huit joueurs professionnels et l’absence imprévue de KJ Williams sur laquelle le coach n’a pas souhaité s’étendre juste après la rencontre.
La vaillance boulazacoise
Néanmoins, même en dedans défensivement pendant une petite partie de la rencontre, les Boulazacois ont montré la vaillance qui les accompagne depuis le début de la saison. « Dans le combat et la volonté de se bagarrer, on y était », pointe Ménard. « On ne se laisse jamais abattre, c’est ce qu’on a fait toute la saison, rappelle Miyem. Mais la machine limougeaude est lancée, c’est compliqué… » « Je suis fier des gars, qui ont été très courageux, ont toujours cherché une solution de plus », se réjouit le technicien. Qui a promis, et personne n’en doutait, que ses joueurs se donneraient encore à fond samedi 16 mai, contre Monaco, pour « ne pas gâcher notre saison car nos supporters le méritent ».



