Deux mi-temps complètement différentes pour les Girondins, ce samedi à Avranches. Pendant la première, ils ont mitraillé le but adverse et confisqué largement le ballon pour revenir au vestiaire avec (seulement) deux réalisations d’avance, un but-billard contre son camp du défenseur normand Émeric Dudouit et la 14e réalisation de Royce Openda, meilleur buteur girondin de la saison, après une action collective de belle facture côté droit. Pendant la seconde, les Girondins se sont progressivement enlisés, concédant un but dès le retour du vestiaire, puis en n’arrivant pas à préserver leur avance alors que Diagouraga avait redonné un peu d’air aux Bordelais. Les Normands, passés de 1-3 à 3-3, n’en demandaient pas tant.
Un coup de mou physique ?
Cette partie à double visage est-elle la conséquence d’un coup de mou physique, avec des joueurs, comme Guillaume Odru ou Abou Ba, éreintés en milieu de seconde période après avoir tout donné ? En partie seulement. Car, sur le terrain, et dans l’intimité du quart d’heure de pause, les joueurs savaient que La Roche faisait le job à Locminé : 1-0 pour les Vendéens dans les arrêts de jeu de la première période, puis 2-0 à la 72e. L’affaire était pliée.
L'impact des résultats parallèles
« Le fait que les joueurs savaient que La Roche-sur-Yon menait a forcément un peu joué », concède Rio Mavuba. Le latéral Driss Trichard confirme : « Vu la physionomie du match, à 1-3, et connaissant le score de La Roche, on a pris des risques que l’on n’aurait pas pris si le résultat de La Roche avait été différent. Si le score avait évolué favorablement pour nous à Locminé, on aurait gagné ce soir, c’est sûr. » Mais La Roche menait, les Bordelais se découvraient, sachant qu’ils ne pouvaient pas faire grand-chose de plus, et Avranches, une équipe très joueuse, saisissait l’occasion pour bien finir sa saison dans son stade René-Fenouillère.
Une contre-performance sans amertume
Cela dit, le nul concédé à Avranches n’a pas le goût amer d’une contre-performance positionné en plein milieu de la saison. Samedi, dès la 45e minute de jeu, et encore plus à la 72e, les Girondins savaient qu’une victoire n’aurait rien changé à leur destin.



