À Dallas, les noms de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Désiré Doué ou Michael Olise ont été scandés par des enfants autour du stade de la Southern Methodist University, où les Bleus s'entraînaient lundi. Symbole d'une équipe de France qui affronte l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde ce mardi, où le collectif prime sur tout le reste.
Un groupe soudé pour le dernier tour de Deschamps
Plus que le système à quatre attaquants ou la charnière Saliba-Upamecano, la grande réussite de Didier Deschamps est d'avoir construit un groupe prêt à se battre pour le coéquipier. Ibrahima Konaté, qui a eu peu de temps de jeu, témoigne : « En toute honnêteté, il est fort. Il y a beaucoup d'honnêteté de son côté. Le plus important, c'est la Coupe du monde, ça se joue tous les quatre ans. C'est difficile mais si ça se passe bien, qu'est-ce que vous voulez lui dire ? C'est qu'il a eu raison. Notre rôle c'est de s'unir, s'entraider. »
Le discours émouvant de Franck Raviot
L'entraîneur des gardiens, Franck Raviot, a célébré son anniversaire par un discours poignant : « Je vais vous faire part de sentiments très profonds, très sincères et très honnêtes. Le plaisir que j’ai d’être parmi vous est inestimable. Vous avez commencé à écrire une grande histoire. J’espère que celle-ci deviendra extraordinaire. Parce que vous le méritez tous. Vous méritez de connaître le meilleur. Alors soyez forts, encore. Plus que jamais. Tous ensemble. »
Jules Koundé a rapporté que ce discours les a touchés. Il estime que cette cohésion remonte à la dernière Coupe du monde au Qatar : « On est un groupe qui s’est construit, qui vit très bien, tout le monde a l’esprit tourné vers le même objectif, et c’est ce qui fait notre force. »
Une ambiance soudée malgré la jeunesse
William Saliba explique l'ambiance : « On s’amuse bien. C’est ce qui fait notre force, ça permet aussi de faire redescendre la pression dans une compétition comme ça. Quand on n’est pas sur le terrain, on rigole bien. Il y a beaucoup de gens marrants dans cette équipe, ça fait passer le temps plus rapidement. »
Adrien Rabiot ajoute que les joueurs analysent les matchs entre eux : « On a toujours essayé de prendre nos responsabilités. On communique beaucoup, on a des temps à l’hôtel où on cherche à analyser les matchs entre nous, par petits groupes. Ce sont des choses importantes, par-delà de ce que peut nous apporter le coach, le staff. Ce sont des choses qu’on ressent nous sur le terrain. »
Le deuil de Didier Deschamps renforce l'unité
Le décès de la mère de Didier Deschamps en pleine compétition a rapproché le groupe. Rabiot confie : « Les difficultés qu’a connues le coach nous ont rapprochés et resserrés. Il y a l’envie de tout donner sachant que c’est aussi la dernière compétition du coach. Il y a plein de choses qui font que ça semble être le bon moment. Tout est au vert. »



