AS Monaco Basket : mission impossible face à l'Olympiakos au Pirée
AS Monaco Basket : mission impossible au Pirée

L'AS Monaco Basket va tenter de tout renverser au Pirée face à l'Olympiakos. La Roca Team, lourdement battue lors de la première manche du quart de finale de l'Euroligue (70-91), va tenter d'égaliser ce jeudi (20h) dans le cratère bouillant des Reds. Une tâche titanesque pour l'ASM qui veut y croire.

Une défaite qui laisse des traces

Après la gifle de mardi, Manuchar Markoishvili et Sergii Gladyr n'ont pas beaucoup dormi. Les deux coaches de la Roca Team ont déplié l'écran géant de la grande salle à manger du Marriot d'Athènes. Connexion au MacBook du coach. Pour un visionnage - ou plutôt décorticage - , jusqu'à 4h du mat', de toutes les actions de cette première manche très compliquée subie dans le volcan des Reds. Un stade de la Paix et de l'Amitié qui voit déjà son Olympiakos sur la voie royale du Final Four. Et comme le Pana s'est imposé à Valence, tout Athènes, ville dingue de basket s'il en est, imagine déjà son choc Pana-Olympiakos pour une finale sous l'Acropole le 24 mai.

Monaco, dominé, ballotté mardi, battu de 21 points, peut-il encore y croire pour égaliser à 1-1 ce jeudi soir, avant la 3e manche programmée le 5 mai en Principauté ? “Ne pas donner crédit à mon équipe serait oublier tout ce que les joueurs ont fait jusqu'à présent”, répond Markoishvili.

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Un défi multiple face aux Reds

Markoishvili et ses hommes font face à un défi multiple : le danger peut venir de partout chez les Reds. La taille (Milutinov, Hall), l'adresse (Peters, Dorsey, Fournier, Vezenkov, Joseph...), l'impact (Vezenkov, Mc Kissic, Dorsey...), on a du mal à percevoir la faille chez le numéro 1 de la saison régulière. “Ok, le géant, c'est l'Olympiakos, mais je n'ai pas aimé la façon dont on a combattu mardi”, glisse Markoishvili. “On les a laissés dérouler à leur guise et on a payé le prix”.

Dans l'autre sens, le Pirée a laissé des tirs ouverts à Monaco. Que se passera-il si la Roca Team se met à rentrer les shoots de loin, dans le scénario inverse du terrible 4/28 à 3-pts de mardi ? “On va faire une petite prière. Mais il va y avoir une réaction. Sur ce plan, je n'en doute pas. L'Olympiakos est rentré en mode play-off, c'est à notre tour désormais”, glisse le coach monégasque.

Un groupe réduit mais combatif

Dans leur retraite athénienne, Mike James et les siens ont pu refaire de l'énergie avant cette 2e manche. Pas du luxe, pour ce groupe soumis à un calendrier infernal. Autrefois à huit, désormais à dix, sans Nikola Mirotic (mollet, out pour une longue durée), l'ASM espère encore écrire sa légende chez les Grecs. Le stade de la Paix et de l'Amitié, situé non loin du port du Pirée, légendaire enceinte bétonnée inauguré en 1985, va encore faire le plein ce jeudi soir (12.000 fans). Le coach des Reds, Georgios Bartzokas, 60 ans, sera encore ovationné à l'entrée des équipes. La pression est pourtant sur ses épaules : depuis que l'icône du Pirée, Vassilis Spanoulis, a quitté le banc de la Roca Team, il n'est pas un fan du Pirée qui n'imagine pas “Spanou” futur entraîneur de l'Olympiakos. Le club mythique du Pirée, régulièrement présent dans le dernier carré, court après le titre en Euroligue depuis 2013. Une éternité que l'ASM de Mike James et Alpha Diallo va tenter de prolonger un peu.

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