Parti de Prades-le-Lez, Tristan Bonnet a réussi l'exploit de gravir le mont Ventoux trois fois dans la même journée, empruntant chacune des trois routes d'accès au sommet. Ce défi, réalisé le 13 juillet 2026, lui permet d'intégrer le prestigieux club des « cinglés du Ventoux ».
Un départ à l'aube pour une journée hors norme
Accompagné de son ami Jérémy, un sportif mais novice sur un vélo de route, Tristan a quitté Bédoin à 5 heures du matin. « Il m'a avoué n'être jamais monté sur un vélo de route dans la voiture pour y aller mais je savais qu'il en avait les moyens. Je le remercie de m'avoir fait confiance et de m'avoir accompagné dans ce pari un peu fou », confie Tristan, qui s'entraîne uniquement en roulant chaque semaine pour se rendre à son travail à Montpellier.
Les deux amis ont atteint le sommet à 7 h 30, accueillis par les premiers rayons du soleil. Ils sont redescendus par Malaucène pour entamer une deuxième ascension, arrivant à midi. « Nous avons été surpris de la difficulté de cette montée et l'avons tous les deux trouvée plus dure que celle, classique, par Bédoin », admet Tristan, qui souffrait alors de crampes et doutait de la réussite du défi.
Jérémy abandonne, Tristan persévère
Après deux ascensions, Jérémy a préféré redescendre. Tristan, lui, a décidé de tenter la montée par Sault, réputée plus facile. « J'avais la pression du magasin de vélo à qui je devais rendre le vélo loué pour 18 h donc je n'étais pas sûr d'être dans les temps. Heureusement que cette dernière était bien plus roulante », raconte-t-il.
Malgré la fatigue et la chaleur due à l'exposition sud de la route, il a atteint le sommet une troisième fois, exactement douze heures après le début de l'aventure, après avoir cumulé 4 400 mètres de dénivelé positif.
Un rêve devenu réalité
« Je n'ai pas pu trop savourer, il fallait que je rentre rendre le vélo et faire en sorte d'être à l'heure pour l'équipe de France de foot », rigole ce fan de sport. Tristan a tamponné sa feuille de route dans chaque village au pied du Ventoux et l'enverra pour validation officielle au club des cinglés du Ventoux. « Je n'en reviens pas d'avoir réussi ce rêve que je n'osais même pas faire mais que j'ai tenté… En tant que Provençal, je suis attiré par cette montagne depuis tout petit et me souviendrai de cette journée à jamais », conclut-il.



