Longboard électrique : une balade insolite au pied du Pic Saint-Loup
Longboard électrique : balade insolite au Pic Saint-Loup

Le longboard électrique s'impose comme une manière insolite de découvrir les paysages du Pic Saint-Loup. À Saint-Mathieu-de-Tréviers, la société Vue d'en Haut propose des initiations qui débutent sur un terrain plat devant la mairie, avant de s'engager sur les chemins serpentant entre les vignes. Ludovic Bourdon, gérant et coordinateur sportif, encadre ces sorties où la planche se dirige uniquement par le poids du corps, sans guidon ni appui des pieds.

Une première sortie encadrée et progressive

Avant de profiter de la balade, il faut apprivoiser une planche de 11 kg et une petite télécommande. « Pour une première sortie, on commence par un briefing. Il faut prendre le temps d'expliquer comment fonctionne la télécommande, comment accélérer et surtout comment freiner avant de partir », explique Ludovic Bourdon. Les premiers démarrages sont prudents : une légère pression sur la commande et la planche se met à rouler. Le pied gauche doit être posé à la verticale, sur la largeur de la planche, et le droit, légèrement incliné vers l'avant.

« Au départ, les gens sont très crispés, et c'est normal. Ils découvrent la planche, la télécommande et les sensations. Il faut leur laisser le temps de prendre leurs marques », ajoute-t-il. Cette première demi-heure permet aussi de tester les freinages, la télécommande devenant rapidement le prolongement de la main.

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Le poids du corps pour guider la planche

Une fois la machine apprivoisée, direction les chemins entre les vignes. Mais une nouvelle difficulté apparaît : tourner, tout en respectant le code de la route. Comme sur un skate, la direction se fait avec les appuis. Le poids du corps permet d'incliner la planche et de lui faire prendre une autre trajectoire. « Pour tourner, il faut vraiment travailler avec le poids du corps », détaille Ludovic Bourdon.

Le premier virage demande de se lancer. Trop peu d'inclinaison, et la planche poursuit sa route. Trop d'engagement, et l'équilibre devient soudain beaucoup plus fragile. « Il faut souvent corriger la posture sur la planche. Progressivement les gens prennent confiance et commencent à se détendre », observe-t-il.

Des pauses indispensables pour progresser

Au fil des kilomètres, la concentration se fait ressentir. Les débutants sollicitent beaucoup leurs jambes et restent parfois contractés sans même s'en rendre compte. Les pauses sont donc indispensables. « Si on ne fait pas de pauses de temps en temps, les gens s'épuisent assez rapidement. Elles permettent de faire des améliorations techniques. On peut reprendre la posture sur la planche, expliquer à nouveau et corriger les petits défauts avant de repartir », précise Ludovic Bourdon.

Pour une première expérience, la distance reste volontairement limitée. « La première fois, on va faire une dizaine de kilomètres pas plus. Il faut compter le briefing, la sortie et les pauses régulières », indique-t-il. Au total, une initiation dure environ deux heures.

Avec le temps et la pratique, le corps se détend et le longboard devient une manière pratique et agréable pour apprécier les vignes. Les informations sont disponibles auprès de la société Vue d'en Haut et Ludovic Bourdon, sur le site internet vuedenhaut.fr ou au 06 23 23 71 62.

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