Arnaud Cognet, kinésithérapeute installé à Roquebrune-Cap-Martin, a franchi début juillet la ligne d’arrivée de la Transpyrénées, l’une des courses cyclistes les plus exigeantes d’Europe. Un défi qu’il s’était lancé pour marquer ses 50 ans : boucler seul, sans assistance extérieure, les 1 098 kilomètres et 34 cols du parcours.
Un parcours d’ultra-cyclisme entre Atlantique et Méditerranée
La Transpyrénées est une épreuve d’ultra-cyclisme en semi-autonomie totale qui relie l’Atlantique à la Méditerranée en traversant intégralement la chaîne pyrénéenne. Le départ 2026 a été donné le dimanche 28 juin à 8 heures depuis Pasai Donibane, au Pays basque espagnol, pour une arrivée à Llançà, en Catalogne. Sur environ 280 engagés au départ, 54 ont dû abandonner en cours de route et 16 ne sont même jamais partis — un taux d’attrition qui donne la mesure de la dureté de l’épreuve.
26 350 mètres de dénivelé positif et 62 heures en selle
Arnaud Cognet, lui, est allé au bout. Il franchit la ligne le jeudi 2 juillet à 16h57, se classant autour de la 63e place au général. Sur les 1 098 kilomètres et 34 cols du parcours, cumulant 26 350 mètres de dénivelé positif, il aura passé 62 heures effectives en selle, pour 105 heures au total entre efforts et repos — brûlant au passage environ 32 000 calories.
Un tel effort ne se résume pas à des watts ou à des kilomètres : il dit surtout la discipline et la force de caractère qu’il faut pour tenir, seul, plusieurs jours et plusieurs nuits d’affilée, à gérer la fatigue, le sommeil en pointillé et les coups de mou en pleine montagne.
Un défi personnel pour marquer la cinquantaine
Kinésithérapeute de métier, habitué à accompagner la récupération et l’effort des autres, Arnaud Cognet a choisi de mettre sa propre endurance à l’épreuve pour marquer le cap symbolique de la cinquantaine — une manière bien à lui de prouver que l’âge n’est pas un frein, mais un motif supplémentaire de se dépasser.



