Une réussite remarquable pour un entraîneur amateur
Alors que les courses plates sont souvent dominées par les grandes écuries, Pierre Sigaud prouve que les trotteurs peuvent aussi susciter des passions. Directeur technique d'une exploitation viticole et titulaire d'un simple permis d'entraîner, il aligne deux juments dans le quinté du lundi 25 mai à Compiègne. Avec déjà trois victoires dans des épreuves de ce genre, ce passionné revient sur son parcours.
« Avec mon épouse Nathalie, nous sommes basés sur le centre d'entraînement de Calas (Bouches-du-Rhône). Nous travaillons à la carte avec nos 9 protégés : 5 pour moi et 4 pour elle. Ce qui me fait le plus plaisir, c'est de briller avec des chevaux que j'ai récupérés poulains et construits de A à Z », confie-t-il.
Un passage vers le professionnalisme en réflexion
Régulièrement à l'honneur, le metteur au point envisage de devenir entraîneur professionnel. « J'ai toujours cette idée dans un coin de la tête, mais la conjoncture économique n'est pas favorable, explique le cinquantenaire. Je ne dis pas jamais, car dès qu'un cheval quitte mon effectif, il est vite remplacé. Je préfère rester raisonnable, d'autant que j'aime mon métier. »
Des ambitions pour le quinté
Ce lundi, Pierre Sigaud se rend à Compiègne avec ses deux meilleurs éléments : Riassou (n°1) et Joh Spirit (n°10). « Elles sont très bien rentrées après leur performance à Lyon. Elles volent le matin, assure-t-il. Seul bémol : l'état du terrain, surtout pour Joh Spirit. On va tenter de lui mettre des plaques pour l'aider. Je suis plus confiant avec Riassou, elle repousse ses limites. Son essai au niveau Listed s'est mal passé, mais je n'exclus pas d'y retourner. En attendant, j'espère un bon comportement. »



