Basket Landes éliminé par l'armada stambouliote
Les Landaises ont péché dans trop de domaines pour espérer rivaliser une fois de plus avec l'armada stambouliote. La défaite 67-51 face à Galatasaray scelle leur sort et les envoie affronter Saragosse en quart de finale du Final Six d'Euroligue en avril prochain. C'était la manche de trop pour Basket Landes, qui n'a pas réussi son pari fou d'accéder directement en demi-finale pour le tout premier Final Six de son histoire.
Galatasaray évite le piège aragonais
C'est bien Galatasaray, comme supposé par la plupart des parieurs sportifs avant ces demi-finales de play-in, qui évitera un périlleux quart de finale contre Saragosse. Le gratin européen se retrouvera en Espagne du 15 au 19 avril, dans le Palais des sports Principe Felipe. À charge aux Landaises de jeter un froid d'entrée de jeu dans la salle aragonaise pour, ensuite, croiser potentiellement à nouveau la route de Galatasaray en demi-finale, pour une revanche qui serait bien savoureuse.
Un costume d'outsider trop lourd à porter
Basket Landes, malgré sa propension à faire tomber les têtes, n'a cette fois jamais pu ôter le costume de l'outsider. Les sifflets qui ont accompagné les Landaises chaque fois qu'elles attaquaient ou contre-attaquaient, signe que les Turcs les attendaient de pied ferme, ne les ont pas particulièrement perturbées. Le problème était ailleurs : elles n'avaient tout simplement pas assez de carburant dans le réservoir, pas la lucidité pour pouvoir lutter comme elles l'avaient brillamment fait lors des manches précédentes.
Rappelons que Basket Landes avait été battue après une prolongation improbable (82-71) en Turquie lors de la manche 1, puis avait remporté la manche 2 au courage à domicile (75-70). Mais cette fois, Camille Droguet et les Landaises n'ont pas réussi à trouver la parade pour faire douter Galatasaray.
Des difficultés techniques évidentes
Entre Kuir et Juhasz qui font le ménage d'un côté et enquillent de l'autre, et une adresse en berne (31% de réussite seulement), les bleu et blanc sont à la peine d'entrée de jeu (18-13 à la fin du premier quart). Comme souvent dans les moments compliqués, c'est Wojta, et la sagesse de ses 36 ans, qui remet Basket Landes sur des rails plus stables d'un tir primé sans trembler (18-16, 11e minute).
Mais si Djekoundade (22-19, 14e) et Lacan, même gênée par le masque qui protège son nez cassé (28-27, 17e), l'imitent, les Landaises éparpillent trop de ballons (neuf perdus en une seule mi-temps) et ne parviennent pas à se montrer constantes dans leurs efforts. Elles dépensent beaucoup d'énergie à force de faire le yo-yo au score.
Un écart qui ne cesse de grandir
Résultat : quand Johannès dégaine d'un régal de trois points, elles se retrouvent logiquement menées de 11 points à la pause (38-27). Un écart qui ne cesse d'enfler tandis que Galatasaray déroule face à une équipe de Basket Landes pénalisée par quelques fractions de seconde de retard dans chaque geste, inefficace en défense et impuissante en attaque.
À la 27e minute, l'écart atteint les 25 points sans qu'il n'y ait grand-chose à dire. Plus rien ne rentre côté landais : seulement 8 petits points dans un troisième acte à sens unique. Le trois points de Smalls au buzzer sonne le glas des espoirs de Basket Landes (57-35). Marine Johannès (12 points) et Galatasaray ne se sont cette fois pas fait surprendre par la combativité de Becky Massey et des Landaises.
Pas de "remontada" cette fois
Pourtant, Basket Landes en a vu d'autres et a su bien des fois renverser des situations compromises. C'est même devenu l'une de ses marques de fabrique avec ce cœur énorme qui lui permet de soulever des montagnes. Mais pas cette fois. Physiquement, tactiquement, techniquement, il manque trop d'éléments et d'ajustements à Basket Landes pour faire autre chose que limiter la casse alors que Galatasaray gère son affaire et que les chants turcs montent de volume.
Le score final (67-51) est totalement anecdotique. Mais ce qu'ont proposé les Landaises dans cette série, et plus largement depuis le début de leur incroyable campagne européenne, absolument pas. Et cela donne assurément envie que le temps passe vite, très vite pour se retrouver à mi-avril et voir ce que cette équipe courageuse pourra accomplir face à Saragosse.



