Dans les archives : la fusion historique du Stade Rochelais et Rupella Basket
Le 6 avril 2018 marque un tournant dans le paysage sportif rochelais. Ce jour-là, le Stade Rochelais et Rupella Basket annoncent officiellement leur alliance, donnant naissance au Stade Rochelais-Rupella. Cette fusion, validée lors d'assemblées générales extraordinaires au stade Marcel-Deflandre, unit deux clubs historiques sous l'égide du Stade Rochelais, avec une adoption unanime du projet.
Pourquoi une alliance à ce moment précis ?
L'idée d'une union n'était pas nouvelle, selon les intervenants de la conférence de presse tenue à l'époque. Les deux clubs partageaient déjà des valeurs, des partenaires et des spectateurs communs. Vincent Merling, figure emblématique, soulignait la volonté du Stade Rochelais de s'ouvrir à d'autres sports, notamment le basket, en déclarant : « On a le devoir de nous ouvrir, dans l'intérêt supérieur du sport et dans celui de ces deux grands clubs. »
La montée en Nationale 1 de Rupella a accéléré les démarches. Ce passage avait révélé la nécessité de structures solides pour exister au troisième échelon national, non seulement sur le plan sportif mais aussi administratif. Rupella, dépourvu de salariés dédiés à la recherche de partenaires, pouvait désormais s'appuyer sur l'expertise de Pierre Venayre et son équipe, bénéficiant d'un savoir-faire éprouvé en marketing et gestion commerciale.
La forme juridique et les ambitions sportives
L'alliance prend la forme d'une société anonyme, avec le Stade Rochelais comme actionnaire majoritaire à 60 %, Rupella comme actionnaire, et des investisseurs tels que Léa Nature. Dominique « Mino » Salbreux, ancien président de Rupella, dirige cette nouvelle entité, assurant une continuité dans la gouvernance.
Sur le plan sportif, le budget passe de 480 000 euros en N2 à 700 000 euros, dont près de 600 000 euros alloués aux seniors et le reste à la formation. Pierre Venayre explique : « On travaillera aussi à développer les ressources de la formation, avec la même logique qu'au Stade Rochelais rugby. » Avec un budget supérieur à la moyenne de la Nationale 1, estimée à 650 000 euros, le club dispose désormais d'atouts pour rivaliser.
Les ambitions sont claires : se structurer, valider la montée et performer en Nationale 1 avant de viser la Pro B à moyen terme. Cyril Moiroud précise : « On veut faire notre place en N1, qui est un championnat compliqué. » Atteindre la Pro B nécessiterait un budget dépassant le million d'euros, impliquant un travail approfondi en marketing et structuration.
Identité et héritage préservés
Si le club devient la section basket du Stade Rochelais, avec des licenciés jouant en jaune et noir et le logo du Stade sur les maillots, le nom de Rupella est conservé. Cette décision honore les racines des clubs, comme le note Vincent Merling : « Il serait idiot d'oublier ce nom formidable. » Dominique Salbreux ajoute : « Ce qui compte avant tout, ce sont les résultats sportifs. Aujourd'hui, il faut se mettre dans le train ou à côté. On est dedans, à nous de faire notre image. »
Cette alliance symbolise une fusion stratégique, mêlant tradition et modernité, pour renforcer le basket rochelais et viser l'excellence nationale.



