Parti samedi dernier pour défier la mythique course "6666", le traileur biterrois Jonathan Rousset est allé au bout de lui-même en traversant le massif du Caroux. Il est passé par toutes les émotions : le doute, dans les jours qui ont précédé le grand départ en raison d’une possible interdiction d’accès aux massifs forestiers ; puis la douleur, durant les longues heures d’effort ; et enfin le soulagement, lorsque son périple de plus de 112 km et 6 650 m de dénivelé positif a pris fin dimanche 12 juillet, en milieu de soirée, après plus de 22 heures de course.
Un défi solidaire pour la sclérose en plaques
La conclusion d’un incroyable défi solidaire pour Jonathan Rousset, qui avait choisi de faire revivre le profil légendaire de la "6666" – cette mythique course occitane disparue des calendriers il y a quelques années – en s’élançant dimanche à 00 h 01 pour l’association SEPas Impossible, engagée contre la sclérose en plaques.
"J’ai lutté pendant pas mal de temps. Je connais pratiquement chaque partie de la course, mais bout à bout, c’est un parcours qui demande à l’organisme d’être vraiment prêt. Je n’avais pas l’énergie que je voulais, je manquais pas mal de fraîcheur, mais j’ai quand même pris beaucoup de plaisir. Et surtout, j’ai eu la chance d’avoir pas mal de personnes avec moi : mon épouse, mes enfants, mais aussi des amis", confie le traileur biterrois.
Donner un sens à l’effort
Pour Jonathan Rousset, l’engagement caritatif est devenu la véritable boussole de son exploit. "J’y ai pensé pendant la course, à pourquoi je persévérais. Dans les moments difficiles, le cerveau voit tout en négatif, il fallait que je me rappelle que je faisais tout cela pour l’association. Cela permet de donner un vrai sens à l’effort."
Et de l’effort, il en a encore fallu dès le lendemain. Lundi matin à l’aube, l’artisan maçon avait déjà retrouvé son quotidien sur les chantiers. Comme un symbole.
Pour soutenir ce défi 6666 : www.sepasimpossible.com/evenement/defi-6666-courir-pour-depasser-la-sep/



