Loïs Boisson face au défi de confirmer à Roland-Garros 2025
Boisson : confirmer après l'exploit de 2025

Loïs Boisson a été la révélation de Roland-Garros en 2025. La demi-finaliste va retrouver la terre battue parisienne (24 mai - 7 juin) entourée d’attentes aussi pesantes que l’incertitude sur sa capacité à répéter ses exploits. Loïs Boisson va-t-elle parvenir à réitérer son exploit de l’an passé ? À quelques jours du début de Roland-Garros (du 24 mai au 7 juin), la Française de 23 ans n’est pas au mieux de sa forme.

« Il y a forcément beaucoup de choses qui ont changé » en un an, a-t-elle reconnu samedi au WTA 500 de Strasbourg, près d’un an après avoir atteint la demi-finale du Grand Chelem parisien. En s’invitant dans le dernier carré sur la terre battue des internationaux de France en étant classée 361e mondiale, « je suis passée d’un statut où personne ne me reconnaît, (à un statut) où on me demande pas mal de choses », a souligné l’actuelle 50e au classement WTA, devenue ambassadrice de plusieurs marques depuis son épopée.

« Beaucoup de mal à accepter »

En un an, la numéro 1 française a successivement connu l’ivresse d’un premier titre WTA à Hambourg en juillet, puis la détresse d’un long passage de sept mois par l’infirmerie pour soigner des blessures à la jambe gauche et à l’avant-bras droit. « J’ai eu beaucoup de mal à accepter ce qui m’arrivait et ça a été encore plus compliqué psychologiquement que pendant ma blessure au genou », qui l’avait déjà tenue éloignée du circuit entre mai 2024 et février 2025, a expliqué la Française sur Instagram.

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De retour sur le circuit fin avril au WTA 1000 de Madrid, sur sa terre battue fétiche, Loïs Boisson s’est sèchement inclinée dès son entrée en lice, comme à Rome deux semaines plus tard. Battue en trois sets au premier tour du WTA 125 de Parme, un tournoi du circuit secondaire, elle a enfin renoué avec la victoire dimanche pour son entrée en lice au WTA 500 de Strasbourg.

Un duo reformé avec son entraîneur

Avec cinq matchs à peine dans les jambes avant de retrouver Roland-Garros, « c’est complètement différent de l’année dernière. Je reviens avec moins d’entraînement, moins de préparation », a souligné la droitière bourguignonne. Elle pourra néanmoins compter sur un visage familier dans son box, celui de son entraîneur Florian Reynet, qui l’avait guidée jusqu’au dernier carré en 2025. Boisson et Reynet avaient mis fin à leur collaboration peu avant l’US Open mais viennent de renouer.

« Je suis dans une phase où j’ai besoin de me retrouver, de retrouver des repères », a déclaré Boisson à Strasbourg. « C’est pour ça que j’ai appelé Florian », qui a le mérite de « connaître par cœur » sa compatriote. À peine reformé, le duo devra immédiatement composer avec les attentes nées du parcours exceptionnel réalisé en 2025 porte d’Auteuil.

« Tu ne peux pas contrôler tes résultats »

« Le poids des attentes, c’est toujours un défi pour les joueurs de tennis », fait valoir l’Américaine Emma Navarro (39e), qui s’était révélée en atteignant les demi-finales de l’US Open et le top 10 en 2024, avant de rentrer dans le rang. « On veut toujours faire aussi bien ou mieux que la dernière fois, ce n’est pas une situation facile à gérer », poursuit l’ex-8e mondiale, qui conseille à Loïs Boisson de « profiter » de son retour à Roland-Garros, « sans se soucier excessivement de perdre ou de gagner ».

« Tu ne peux pas vraiment contrôler tes résultats », confirme la Canadienne Leylah Fernandez (24e), finaliste de l’US Open en 2021. « Tu peux juste contrôler le niveau du jeu que tu amènes » sur le court, fait-elle valoir. Pour son retour à New York un an après sa finale, en 2022, « beaucoup de gens m’ont regardé jouer. Ils voulaient voir le niveau ou le beau parcours de l’année précédente. J’ai essayé de mettre tout ça de côté, de me concentrer seulement sur mon jeu », développe-t-elle. Lauréate de l’Open d’Australie en 2025, Madison Keys (19e) recommande à l’inverse à Boisson d’assumer le poids de ces attentes. « Parfois, on se préoccupe tellement de gérer la pression qu’on oublie que cette pression pèse sur nous parce que quelque chose de formidable nous est arrivé », philosophe l’Américaine.

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