Jules Favre, l'ombre qui brille : sa percée décisive contre Toulouse
Jules Favre, l'ombre qui brille face à Toulouse

Toujours aussi efficace dans les tâches de l’ombre, le polyvalent trois-quarts maritime a brillé contre Toulouse, ce dimanche, à la faveur d’une percée aussi magistrale que décisive. « Il faut se méfier, c’est un peu les mêmes, on peut les confondre », a plaisanté Judicaël Cancoriet quand on lui a demandé si Jules Favre ne s’était pas pris pour Davit Niniashvili, ce dimanche, contre Toulouse (38-10). Car s’il a ferraillé comme à son habitude, si précieux au sol, au plaquage et au soutien, le trois-quarts français a offert, à la 67e minute, une percée majuscule de 40 mètres qui a fait se lever Deflandre avant d’aboutir – grâce à un bon déblayage du même Favre – à l’essai d’Andy Timo (31-10, 68e).

Les éloges de Ronan O’Gara

« J’en parlais avec ''ROG'' (Ronan O’Gara), il est phénoménal. On a l’impression qu’il est un peu discret mais c’est un mec en qui j’ai 100 % confiance, reprend l’international. Je sais qu’il va batailler, qu’il va faire le geste juste, c’est un guerrier et je suis trop content d’avoir des mecs comme ça, c’est top. » « Il ne copie rien, c’est un soldat extraordinaire », répond pour sa part le manager à l’analogie entre « Nini » et « Jeff ».

Une titularisation méritée

Le forfait de Jack Nowell a entraîné sa titularisation, alors que « souvent, on aimerait finir avec notre meilleur 15, il est exceptionnel, développe le technicien irlandais. Il est toujours performant pour cette équipe, ce groupe de joueurs. Ce soir (dimanche), il mérite d’être performant comme ça en prime time parce que je pense que tout le monde le sous-estime. Je suis très content, c’est une très bonne publicité pour les jeunes Rochelais de cette région pour être comme Jules Favre. Ballon haut, jeu au pied, pressing, c’est un joueur moderne qui me donne une énorme fierté de l’entraîner. »

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La réaction de Jules Favre

« Si je suis le Niniashvili français ? Oui, c’est ça, avec 5 km/h de pointe de vitesse en moins », en rit l’intéressé. « Je disais aux copains ''profitez-en, parce que ça n’arrive pas tous les matchs''. Je n’ai vraiment aucun souvenir d’avoir traversé le terrain sur 30 ou 40 mètres, pourtant j’ai une bonne mémoire. Je suis super content qu’on ait pu marquer sur celle-là, alors qu’on n’était pas dans une bonne position. Je l’ai fait un peu à la géorgienne. »

Une énergie contagieuse

Et le reste de l’équipe rochelaise l’a fait « à la Favre », elle qui a donné tout ce qu’elle avait « devant nos supporters qu’on a déçus plusieurs fois cette année, malheureusement, à Deflandre. On ne pouvait pas passer à travers, encore plus dans l’énergie », estime-t-il. C’était notamment le cas en défense, où l’on a senti les Maritimes habités à l’idée de ne pas prendre un dernier essai, quand bien même le bonus n’était plus en danger : « Ce sont des choses qui vont compter, jure le Maritime de 27 ans. Ce sera peut-être un essai qu’on ne prendra pas dans l’un des deux prochains matchs et grâce à quoi on gagnera ou on sauvera un bonus. C’est une mentalité qui est super positive. »

Lagivala s’est fait pardonner

C’est une anecdote qui dit beaucoup de la place de Semi Lagivala chez les Jaune et Noir. Titulaire et une nouvelle fois ébouriffant dimanche, Semi Lagivala « était obligé de faire un bon match car il a raté l’entraînement d’hier (samedi, NDLR). Il l’a oublié, raconte en souriant Ronan O’Gara, pas rancunier. ''No worries, Fiji time'' (pas de souci, heure des Fidji, NDLR)… On a regardé, il n’était pas là. Il n’était même pas en retard, il l’a complètement raté, ce n’est pas idéal comme préparation (rires). ''Qu’est-ce que tu vas faire, coach ?'' C’est un Fidjien, j’adore. C’est un joueur remarquable. » Marcel-Deflandre s’en rend compte chaque match un peu plus.

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