Plusieurs mois après avoir lancé une pétition, les habitants du quartier Garbejaïre, à Valbonne, sont toujours en colère contre La Poste. Lancée en septembre 2025, la pétition « Pour que La Poste assure sa vocation de service public » a recueilli 285 signatures. Elle déplore d’importants soucis de distribution du courrier et des horaires restreints.
Un mécontentement qui s’amplifie
Le mécontentement des résidents n’est pas nouveau mais continue de s’amplifier. Au cœur de leur énervement : la gestion du bureau de Poste local. « Nous ne voulons plus subir le préjudice d’une Poste qui n’assure plus sa vocation de service public », clame la pétition. Le texte a déjà recueilli 285 signatures et la colère, au vu des derniers commentaires postés en avril, continue de bouillonner.
Des dysfonctionnements récurrents
L’été dernier, des dysfonctionnements dans la distribution du courrier avaient déjà été signalés. Par la suite, l’avenir même de l’établissement avait suscité l’inquiétude, en dépit des assurances de la municipalité quant à son maintien. Cette fois, la liste des griefs est clairement établie : une distribution postale qui serait aléatoire, « voire inexistante selon les secteurs », une réduction drastique de l’amplitude d’ouverture puis, depuis l’été dernier, une fermeture totale du 11 au 31 août. Enfin, depuis septembre, de nouveaux créneaux ont été annoncés : l’accueil ne se fait plus que le matin, cinq jours par semaine.
La réponse de La Poste
L’an dernier, La Poste démentait toute anomalie, assurant que l’activité à Garbejaïre « se déroule normalement ». Aujourd’hui, le discours reste sensiblement le même, à une nuance près : en cas de défaut de remise des plis, l’usager est invité à composer le 3631. « Les réclamations sont traitées avec diligence et transmises aux sites concernés, ce qui nous permet de cibler précisément les défaillances par secteur ou par rue », précise l’entreprise. Quant aux reproches concernant les nouveaux créneaux, l’entreprise affirme s’adapter à une demande en chute libre. « À Garbejaïre, la fréquentation est passée de 176 usagers quotidiens avant le Covid à seulement 57 selon nos derniers relevés, détaille le service communication. Nous réduisons l’amplitude d’ouverture pour concentrer le flux sur les périodes de pointe. Cela permet, notamment, à l’agent de venir en renfort dans un établissement voisin plus sollicité. »
Des précisions apportées
L’enseigne a tenu à rectifier deux points soulevés par la pétition : la présence « d’une retraitée » en renfort et l’accès restreint au guichet en août. « Il y a eu une confusion, sans doute avec une employée réintégrée après une période de disponibilité », précise la direction. Quant à l’accueil limité, « l’agent travaillait seul et veillait simplement, par mesure de sécurité, à ne pas laisser entrer plus de 2 usagers simultanément dans l’établissement ».
Les habitants toujours insatisfaits
Les derniers commentaires, dont le dernier date du 1er mai, laissés sous la pétition grincent cependant : « Les distributions aléatoires continuent, avec 2 à 3 semaines de délai. »



