À Antibes, les porte-drapeaux Olivier Carroue et Gaëlle Dumas ont participé ce vendredi aux cérémonies du 81e anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie. Tous deux témoignent de leur « fierté » de porter l’étendard tricolore lors des commémorations.
Un geste chargé de sens
Les mains gantées d’un blanc immaculé au garde-à-vous, l’étendard tricolore brodé d’or porté vers le ciel en hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale et à tous ceux qui se sont battus pour la France. Olivier Carroue et Gaëlle Dumas répètent ces gestes avec « fierté » lors de chaque manifestation patriotique entre Antibes et Biot. Les deux porte-drapeaux ont répété leur chorégraphie du devoir ce vendredi lors des cérémonies du 8-Mai dans la cité des remparts.
La Ville en a profité pour faire évoluer les noms des lieux de mémoire antibois : le square du 8-Mai devient ainsi le square du Souvenir français, tandis que la date de la victoire des forces alliées sur l’Allemagne nazie passe sur la rue attenante, renommée « rue du 8-Mai ».
Une fierté partagée
Olivier Carroue et Gaëlle Dumas partagent le même âge – 54 ans – et le même sentiment vis-à-vis de leur rôle lors de ces événements mémoriels : « Une fierté. » Engagé volontaire dans l’Armée de terre au service des essences, aujourd’hui technicien des contrats de maintenance à la Ville d’Antibes, le quinquagénaire originaire d’Auxerre arrivé à Antibes en 1994 porte l’étendard du Souvenir français depuis dix ans. Son moteur : « Ne pas oublier tous ceux qui sont morts. » Pour Gaëlle Dumas, conseillère municipale, c’est « faire mémoire et montrer la puissance de l’engagement » qui importe. Elle déploie le drapeau tricolore de l’association des Médaillés militaires depuis six ans et le début de son mandat auprès du maire Jean Leonetti. « La tradition, c’est dans mon ADN », confie celle qui est déléguée aux archives municipales et à l’animation événementielle. Petite-fille de militaire ayant vécu à l’étranger, cela « ravive le sentiment patriotique », et elle « aimerait voir plus de jeunes » reprendre l’étendard.
Un symbole précieux
Les deux bénévoles prennent grand soin de ce symbole français. « Quand on me l’a remis, je me suis sentie investie. Il est hyper lourd, il a servi à tant de cérémonies. On ne le pose pas n’importe où. Ce n’est pas un accessoire », livre Gaëlle Dumas. « Je le garde dans une housse, dans le placard. C’est une responsabilité, un poids, une fierté », pointe Olivier Carroue.



