La nouvelle est arrivée dans la boîte mail des maires d'arrondissements de la capitale, ce mercredi midi. Dans ce courriel que nous avons pu consulter, Lamia El Aaraje, première adjointe (PS) d'Emmanuel Grégoire, et Anouch Toranian, adjointe (PS) en charge du commerce, leur annoncent la décision de la Ville de Paris d'autoriser à nouveau l'ouverture des terrasses dites estivales jusqu'à 23 heures du 21 juin au 30 août.
Une prolongation d'une heure pour les terrasses estivales
Depuis le 1er avril et jusqu'au 1er octobre, les commerçants ont d'ores et déjà le droit d'ouvrir ces extensions éphémères jusqu'à 22 heures. L'année dernière, la Ville avait déjà autorisé un allongement d'une heure entre le 21 juin et le 14 septembre. Une limite qui avait même été décalée à minuit en 2024, pendant les Jeux olympiques et paralympiques.
Une ouverture tardive pour faire face aux fortes chaleurs
Cette année encore, les terrasses estivales pourront donc bénéficier de cette heure supplémentaire. « Cette mesure apparaît de nouveau nécessaire et utile », arguent les deux adjointes dans le courriel, qui rappellent que ces terrasses « sont très appréciées des Parisiens ». Une ouverture plus tardive « fortement plébiscitée par nos cafetiers, restaurateurs et commerçants » qui doit, selon elles, également permettre aux habitants de « faire face aux fortes chaleurs en offrant des lieux de respiration, et ce, dans tous les quartiers de Paris ».
Le mail rappelle par ailleurs que « le respect du règlement sera particulièrement attendu et surveillé ». « 23 heures, c'est 23 heures et pas 23h01 », insiste-t-on dans l'entourage d'Emmanuel Grégoire.
Une décision qui divise
Mais malgré ces engagements, cette décision devrait à nouveau diviser élus, acteurs économiques et habitants. En première ligne, les associations de riverains continuent à dénoncer régulièrement les nuisances sonores engendrées par ces terrasses.
Depuis 2021, des commerçants - restaurateurs, cafetiers, hôteliers mais aussi désormais librairies ou disquaires - peuvent demander une autorisation pour ouvrir ces espaces éphémères supplémentaires. Une initiative lancée au sortir du confinement pour soutenir un secteur fragilisé par la crise sanitaire, qui a depuis été largement intégrée aux mœurs parisiennes.
Près de 4 500 terrasses avaient fleuri sur les trottoirs ou les places de stationnement l'année dernière. Des autorisations qui ont été reconduites tacitement cette année. S'y ajoutent 460 nouvelles terrasses validées par les services de la mairie parmi les plus de 1 170 demandes reçues.



