Hantavirus des Andes : un risque faible mais pas nul de variant
Après les variants du Covid, ceux de l'hantavirus des Andes suscitent l'inquiétude. Une déclaration de l'infectiologue Xavier Lescure, lors d'une conférence de presse au ministère de la Santé, a semé le doute. « Il n'est pas impossible que l'on soit en face d'un variant qui ait muté », a-t-il indiqué, avant de préciser : « Tant qu'on n'a pas le séquençage complet et qu'on n'est pas sûr qu'il y ait une concordance totale avec le virus historique, on est obligé de prendre des mesures de précaution maximalistes. »
Ce pathogène est à l'origine d'un cluster à bord du navire « Hondius », avec onze cas recensés dont trois décès. Les huit passagers contaminés toujours en vie sont hospitalisés et répartis dans le monde : une patiente se trouve entre la vie et la mort en France, en réanimation à l'hôpital Bichat à Paris ; d'autres sont en Espagne, aux Pays-Bas, en Suisse, aux États-Unis, etc. En France, 22 cas contacts sont également hospitalisés sans symptômes, selon le ministère de la Santé.
Pour l'instant, les souches identifiées chez les anciens passagers sont semblables à une souche déjà connue en Argentine. Le risque d'un nouveau variant est jugé faible mais pas nul, et les autorités sanitaires restent vigilantes.



