La Ville de Paris a annoncé une baisse significative des inscriptions dans ses centres de loisirs pour l'été 2026. Selon les données publiées le 7 juillet, environ 2 000 enfants de moins sont inscrits par rapport à l'été précédent, soit une diminution de 8 % par rapport à 2025. Au total, 23 000 enfants sont attendus dans les 150 centres ouverts cette année.
Une baisse attribuée à l'inflation
Cette diminution est principalement due à l'inflation qui pèse sur le budget des familles. Le coût des activités proposées a augmenté, et certaines familles ont dû renoncer à inscrire leurs enfants. Selon la mairie, le tarif moyen d'une journée en centre de loisirs est passé de 15 à 18 euros, soit une hausse de 20 %.
« Les familles sont confrontées à des choix difficiles. L'inflation a un impact direct sur leur pouvoir d'achat, et les loisirs sont souvent les premiers postes de dépenses sacrifiés », a déclaré Carine Rolland, adjointe à la maire de Paris chargée de l'éducation.
Des disparités selon les arrondissements
La baisse n'est pas uniforme dans toute la capitale. Les arrondissements populaires comme le 18e, le 19e et le 20e enregistrent les plus fortes diminutions, avec jusqu'à 15 % d'inscrits en moins. En revanche, dans les arrondissements plus aisés, la baisse est moins marquée, autour de 3 %.
La mairie a mis en place un fonds d'aide exceptionnel de 500 000 euros pour soutenir les familles les plus modestes. Ce fonds permet de réduire le coût des inscriptions de 50 % pour les familles éligibles.
Des activités pour tous les âges
Les centres de loisirs parisiens proposent des activités variées, allant des sorties culturelles aux ateliers sportifs. Cette année, l'accent est mis sur les activités de plein air et la découverte de la nature. Malgré la baisse des inscriptions, la mairie assure que l'offre reste complète et de qualité.
« Nous avons maintenu le même nombre de places et d'activités. Nous espérons que les familles qui ont hésité pourront encore s'inscrire grâce aux aides », a ajouté Carine Rolland.
Un phénomène national ?
Cette tendance parisienne pourrait être le reflet d'un phénomène plus large. Selon une étude de l'Union nationale des associations de parents d'élèves (UNAPE), 30 % des familles françaises ont réduit leurs dépenses de loisirs pour leurs enfants en raison de l'inflation. La majorité des grandes villes françaises observent des baisses similaires, bien que moins marquées qu'à Paris.
La Ville de Paris prévoit de lancer une campagne d'information pour rappeler aux familles les aides disponibles. Les inscriptions restent ouvertes jusqu'au 31 juillet.



