Nice : une étudiante raconte sa colocation solidaire à 224 euros
Nice : colocation solidaire à 224 euros, une étudiante témoigne

À Nice, alors que les résidences universitaires affichent complet et que les loyers s'envolent, Amandine, 18 ans, étudiante en langues étrangères appliquées (LEA) sur le campus Carlone, a trouvé une solution à la fois abordable et enrichissante : une colocation solidaire dans le quartier des Moulins. Elle y paie 224 euros par mois, plus environ 15 à 20 euros de charges, et s'implique 5 heures par semaine dans du mentorat et des activités de quartier.

Une recherche de logement difficile, une solution inattendue

En juin 2025, lorsque Amandine apprend son admission à l'Université Côte d'Azur via Parcours Sup, elle commence à chercher un logement. La tâche s'avère ardue. « Je suis originaire de Bordeaux et mes parents ne voulaient pas que je parte à cause du coût du loyer », raconte-t-elle. Déterminée, elle explore les options et découvre le site de l'Afev, une association proposant des colocations solidaires à petits prix dans les quartiers des Moulins et de Las Planas.

« Rien que de trouver un logement c'est déjà hyper dur, alors se loger à Nice et pour pas cher, je me suis dit, en vrai, pourquoi pas », confie-t-elle. Elle contacte l'association et apprend les attentes : « La coordinatrice m'a expliqué ce qu'ils attendaient des étudiants, à savoir qu'on s'implique 5 heures par semaine dans du mentorat et des actions dans le quartier. » Après un entretien, elle obtient une place dans une colocation mixte aux Moulins.

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Un quartier à la réputation difficile, mais une intégration réussie

La réputation du quartier des Moulins, marqué par le trafic de drogue et les règlements de compte, ne la dissuade pas. « On m'a mise en garde, mais j'ai été rassurée de voir déjà que l'association choisissait avec soin les colocataires », explique-t-elle. Depuis un an, elle vit aux Moulins et se félicite de son choix. « Franchement c'est la meilleure chose que j'ai pu faire, parce que quand je suis arrivée à Nice, je ne connaissais absolument personne. Grâce à mon engagement comme bénévole, j'ai créé énormément de contacts, ça m'a hyper intégrée et permis de trouver un boulot. »

« En expérience de vie c'est génial. Et puis, honnêtement, l'appartement, sans être luxueux, est franchement très bien pour le prix », ajoute-t-elle. Son loyer s'élève à 224 euros par mois, avec environ 15-20 euros de charges. « Mes parents paient le loyer, et je travaille en dehors des cours, dans le centre de loisirs des Moulins, pour subvenir aux autres besoins : la nourriture, le transport… » Cet été, elle a aussi complété ses revenus par un emploi le soir et le week-end dans la restauration.

Un engagement qui ouvre des perspectives

Amandine a décidé de rester dans sa colocation solidaire pour une deuxième année. Au-delà de l'intérêt financier, cette expérience l'a aidée à trouver sa voie. « Je suis arrivée en LEA, et j'ai validé mon année, mais au final je me suis rendu compte que le métier du social c'était beaucoup plus mon délire. J'espère me réorienter en études de psycho. »

Pour les étudiants intéressés, les candidatures se font en ligne sur le site de l'Afev, dans le cadre du programme Kaps, en partenariat avec Côte d'Azur Habitat.

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