Face aux vives réactions des habitants, le maire de Mussidan, François Lotterie, a annoncé une ouverture a minima de la piscine municipale pour cet été. La décision initiale de ne pas ouvrir l'équipement nautique, motivée par des problèmes de sécurité et de salubrité, avait provoqué un tollé dans la commune. Mercredi 23 avril, le maire et son équipe ont fait marche arrière, conscient de l'impopularité de cette mesure qui aurait privé toutes les générations de baignade et d'activités aquatiques en pleine canicule.
Une ouverture conditionnée par des travaux
François Lotterie précise qu'il s'agira d'une ouverture a minima, justifiée par l'état général des installations. Un bilan technique des services municipaux dresse un constat alarmant : la piscine, mise en eau pour la première fois en 1969, présente une dégradation structurelle et technique avancée. La remise aux normes nécessite des travaux lourds, incluant la réfection des plages et des abords (380 000 euros) et l'étanchéité du toit des vestiaires (60 000 euros). Ce total partiel de 440 000 euros n'inclut pas la rénovation du système technique vieillissant, ce qui porterait la facture à au moins 700 000 euros. À titre de comparaison, le budget annuel de fonctionnement de la piscine est de 100 000 euros en 2025, pour des recettes annuelles de seulement 12 000 euros.
Des réparations limitées à la sécurité
La piscine n'ouvrira qu'après la réalisation des travaux, qui se limiteront aux réparations indispensables pour garantir la sécurité des usagers et du personnel. Certaines zones, comme la terrasse, ne seront pas accessibles au public. François Lotterie souligne l'impossibilité de financer des investissements importants au vu de l'état des finances communales, confirmé par un audit alarmant de la Cour régionale des comptes. Depuis longtemps, les élus constatent que les usagers de la piscine ne viennent pas uniquement de la commune et défendent l'idée d'intégrer la gestion de l'équipement dans les compétences communautaires, jusqu'à présent sans succès.



