Maison de famille : Laura témoigne de la perte douloureuse de la bicoque de sa tante
Maison de famille : Laura témoigne de la perte de la bicoque

Laura a dû quitter une maison de famille adorée : « Quand on a trouvé la bicoque vide, on s’est tous mis à pleurer »

Laura, 48 ans, était très proche de la cousine de sa mère, un personnage aussi haut en couleur que les murs de sa maison. Mais après son décès, les vieilles fractures familiales ont malheureusement resurgi. Propos recueillis par Anna Topaloff.

« Dès que je repense à mon enfance, je nous revois, ma sœur, mes cousins et moi, chercher les œufs de Pâques disséminés dans les moindres recoins de la petite maison que Corinne, une cousine de ma mère, possédait dans le Maine-et-Loire. Aujourd’hui encore, près de quarante ans plus tard, je me souviens très précisément de nos rires, du bruit que faisaient les lattes du plancher quand on courait dessus et de l’odeur si particulière de cet endroit pour moi si extravagant.

Corinne était artiste peintre et sa “bicoque”, comme elle la surnommait, lui ressemblait beaucoup. Les murs étaient de toutes les couleurs, mais on les distinguait à peine car le moindre centimètre carré était recouvert de tableaux ou d’affiches d’expositions. Les pièces étaient envahies de meubles hétéroclites, de tissus colorés, de pots de pinceaux et de toiles entassées. Chaque objet racontait une histoire, chaque tableau était un souvenir.

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Quand Corinne est décédée, Laura a espéré pouvoir récupérer quelques souvenirs de cette maison qui avait bercé son enfance. Mais les membres de la famille qui avaient tourné le dos à sa cousine depuis des années ont été les premiers à venir vider la maison. « Ceux qui avaient tourné le dos à sa cousine ont été les premiers à venir vider sa maison quand elle est décédée, et Laura n’a presque rien pu garder en souvenir », raconte-t-elle amèrement.

Le jour où la famille s’est retrouvée devant la maison vide, l’émotion était à son comble. « Quand on a trouvé la bicoque vide, on s’est tous mis à pleurer », confie Laura. La maison, dépouillée de ses couleurs et de ses objets, semblait avoir perdu son âme. Les murs, désormais nus, ne portaient plus les traces de la vie de Corinne. Pour Laura, cette perte est double : celle de sa tante bien-aimée et celle d’un lieu chargé de souvenirs d’enfance heureux.

Ce témoignage illustre les difficultés que peuvent rencontrer les familles lors du partage d’une maison de famille, où les souvenirs et les rancœurs se mêlent souvent. Laura, aujourd’hui, conserve précieusement quelques photos et un petit tableau qu’elle a réussi à sauver, mais elle garde surtout en mémoire les rires et l’odeur de cette bicoque si particulière.

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