Charlotte, 30 ans : « On nous a volé 10 000 euros mais la première chose à laquelle j’ai pensé, c’est mon doudou »
Adolescente, Charlotte a organisé une fête qui a dégénéré en soirée de 300 personnes, à la manière du film « Projet X ». Dans le chaos, elle a eu peur de se faire voler la chose la plus chère à ses yeux… sa peluche. Propos recueillis par Noé Megel.
Charlotte est accompagnée de son petit chien blanc en peluche depuis sa naissance, et ne s’imagine pas sans lui. « Sur la toute première photo de moi, dans mon berceau à l’hôpital, mon doudou était déjà là. Juste avant que ma mère accouche, mon père a couru acheter une peluche. Je ne sais pas trop pourquoi, alors qu’il ne l’avait pas fait pour ma grande sœur. Toujours est-il que, sur ma photo de naissance, on peut me voir, une sorte de grosse patate, avec Charlie, mon doudou, à mes pieds. Et Charlie, c’est aussi mon surnom ! Je crois que c’était le nom du modèle de la peluche et que, comme mes parents n’étaient pas certains de mon prénom à ce moment-là, mon père a dû y voir un signe. »
Charlie est un petit chien blanc qui porte un pyjama à fleurs. Pourquoi un chien ? « Mon père a toujours grandi avec des chiens et il les adore, ça vient peut-être de là. La peluche de ma sœur, elle, est un chat qui s’appelle Minette. Et elle aussi le possède toujours. »
Le lien avec Charlie est si fort que, lors d’un cambriolage où 10 000 euros ont été dérobés, Charlotte a d’abord pensé à son doudou. « On nous a volé 10 000 euros mais la première chose à laquelle j’ai pensé, c’est mon doudou. » Ce témoignage illustre l’attachement profond que certains adultes conservent pour leur objet transitionnel, bien au-delà de l’enfance.



