La mairie de Paris a annoncé, ce jeudi, la suspension temporaire des majorations appliquées aux familles en cas d'absences injustifiées ou de présences exceptionnelles non déclarées des enfants à la cantine. Cette décision fait suite à l'alerte émise par Sabrina Nouri, élue Nouveau Paris Populaire du 11e arrondissement, relayée par 20 Minutes.
Une mesure suspendue après l'alerte d'une élue
Dans un communiqué transmis à 20 Minutes, la Ville de Paris indique être « à l'écoute des collectifs de parents » et souhaite « construire ses politiques en lien étroit avec eux ». Elle a donc pris la décision de suspendre les modalités prévues pour les absences non justifiées et les présences non prévues afin d'engager « un temps de dialogue et de concertation avec ces collectifs sur le sujet ».
Cette suspension intervient alors que la gratuité de la cantine pour 17 000 enfants issus de familles modestes, annoncée en juin dernier par Emmanuel Grégoire, est entrée en vigueur ce mardi, jour de la rentrée scolaire 2026. Cette mesure concernait les enfants dont le quotient familial les plaçait dans les deux premières tranches tarifaires.
Des majorations jugées « injustes »
Sabrina Nouri s'était indignée de l'application de ces majorations, qui pouvaient atteindre cinq euros pour les deux premières tranches bénéficiant de la gratuité, et jusqu'à 12 euros pour les tranches les plus aisées. Une pénalité « injuste » selon l'élue, en contradiction avec l'annonce de gratuité.
La Ville de Paris, « attachée à offrir une alimentation de qualité et accessible à tous les élèves parisiens », explique avoir souhaité « mettre en place des modalités de fonctionnement assurant le bon encadrement des enfants et limitant le gaspillage alimentaire, à travers une nouvelle tarification spécifique en cas d'absences non justifiées ou de présences non prévues des enfants à la cantine ». Elle assure toutefois n'avoir « jamais entendu pénaliser les familles, notamment les plus modestes ».
Un dialogue avec les parents d'élèves
La mairie déclare avoir « pris connaissance des alertes exprimées par des associations et représentants de parents d'élèves concernant ces modalités de fonctionnement ». « Cette démarche doit nous permettre de réfléchir collectivement à un dispositif qui garantisse le respect des principes qui guident l'action de la Ville de Paris, en particulier l'attachement à l'équité sociale », conclut-elle.
La suspension de cette mesure marque un premier pas vers une révision du dispositif, qui devrait être rediscuté avec les collectifs de parents dans les prochaines semaines.



