Canicule : des places provisoires pour les sans-abri à Paris
Canicule : places provisoires pour sans-abri à Paris

Alors qu'une vague de chaleur exceptionnelle frappe la France, la ville de Paris a mis en place des places provisoires pour les sans-abri, leur offrant un court répit pour soulager leurs corps. Selon la mairie de Paris, 500 places supplémentaires ont été ouvertes dans des gymnases et des centres d'hébergement d'urgence, portant le total à 1 200 places disponibles pendant l'épisode caniculaire.

Un dispositif d'urgence face à la chaleur

Le dispositif, activé depuis le début de la canicule le 23 juin, permet aux personnes sans domicile fixe de se rafraîchir et de se reposer dans des lieux climatisés. « C'est une bouffée d'air frais, littéralement », témoigne Karim, 45 ans, qui dort habituellement dans le métro. « Sans ça, je ne sais pas comment je tiendrais. »

Les places sont réparties dans plusieurs arrondissements, avec une attention particulière pour les quartiers où la concentration de sans-abri est la plus élevée, comme le 10e, le 18e et le 19e arrondissement. Les maraudes de Samusocial de Paris ont été renforcées pour informer les personnes concernées.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des conditions précaires aggravées par la canicule

La canicule, qui a atteint 40 °C dans certaines zones de la région parisienne, aggrave les conditions de vie déjà précaires des sans-abri. « La chaleur est aussi dangereuse que le froid pour ceux qui vivent dehors », explique le Dr. Sophie Martin, médecin urgentiste à l'hôpital Saint-Antoine. « Les risques de déshydratation, de coups de chaleur et de troubles cardiovasculaires sont très élevés. »

Selon les données de la mairie, environ 3 000 personnes dorment chaque nuit dans les rues de Paris. Pendant la canicule, ce nombre pourrait augmenter en raison de l'afflux de personnes fuyant des logements insalubres ou surchauffés.

Un répit de courte durée

Les places provisoires ne sont ouvertes que de 14 heures à 20 heures, ce qui limite leur utilité pour les nuits, souvent les plus difficiles. « C'est bien pour la journée, mais la nuit, on se retrouve dehors avec la chaleur qui reste », déplore Fatima, 38 ans, mère de deux enfants hébergée dans un hôtel social. « On a besoin de solutions durables. »

La mairie de Paris a annoncé que le dispositif serait maintenu tant que la canicule persisterait, mais sans date de fin précise. « Nous surveillons les prévisions météorologiques et nous adapterons en conséquence », a déclaré un porte-parole de la mairie.

Un appel à des mesures pérennes

Des associations comme le Samusocial et Médecins du Monde appellent à des mesures plus structurelles pour protéger les sans-abri des épisodes de chaleur extrême, qui deviennent plus fréquents avec le changement climatique. « Il ne s'agit pas seulement de réagir à l'urgence, mais de prévoir des espaces climatisés accessibles toute l'année », insiste Jean-Pierre Lefèvre, coordinateur du Samusocial de Paris.

La canicule de 2026 rappelle que les sans-abri sont parmi les plus vulnérables face aux extrêmes climatiques. Alors que les températures devraient rester élevées jusqu'à la fin de la semaine, les places provisoires offrent un court répit, mais la question de leur avenir reste posée.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale