Un retraité d'Antibes, rentré de Londres, raconte comment il a failli payer 400 euros pour une autorisation de voyage électronique (ETA) au lieu des 20 euros officiels. Il appelle les voyageurs à la plus grande vigilance face aux sites frauduleux qui prolifèrent depuis l'obligation de cette formalité pour les Français.
Une demande d'ETA qui tourne au piège
Michel, un Antibois habitué à se rendre régulièrement au Royaume-Uni, venait de passer quelques jours à Londres chez son fils. En préparant son voyage, il a dû effectuer sa demande d'ETA, une autorisation de voyage électronique devenue obligatoire pour les Français depuis le 2 avril 2025, sauf pour les détenteurs d'un visa ou d'un statut de résident permanent ou temporaire.
Pour ses démarches, Michel a d'abord utilisé le site de sa compagnie aérienne, qui l'a redirigé vers une plateforme de demande. Le prix affiché était de 40 euros par personne, soit 80 euros pour deux. Intrigué par ce montant, le couple a poursuivi ses recherches sur Internet.
400 euros demandés au lieu de 20
Le couple est alors tombé sur un autre site, qui réclamait la somme de 400 euros pour la même démarche. Ce n'est qu'en trouvant le site officiel du gouvernement britannique (www.gov.uk) qu'ils ont pu finaliser leur demande au tarif réel de 20 euros par personne.
« Nous avons failli tomber dans le piège. Mais combien de personnes doivent être victimes ? », s'interroge Michel. Pour lui, cette nouvelle obligation post-Brexit a créé un terrain favorable aux sites frauduleux : « Le site officiel n'est pas le premier référencé sur Google. Il faut vraiment faire attention. »
Un contexte propice aux arnaques
La mise en place de l'ETA, destinée à renforcer le contrôle aux frontières britanniques, a ouvert la porte à des plateformes frauduleuses qui surfent sur la méconnaissance des voyageurs. Ces faux sites, souvent bien référencés, imitent les démarches officielles et pratiquent des tarifs prohibitifs.
Cette mésaventure, rapportée par Margot Dasque dans Nice Matin, illustre les risques encourus par les voyageurs peu avertis. Michel espère que son témoignage servira de leçon et incitera les candidats au départ à vérifier l'authenticité des plateformes utilisées pour leurs démarches administratives.



