Près de 300 élèves des lycées Elisée-Reclus et Paul-Broca ont assisté à une séance spéciale au cinéma La Brèche pour débattre des violences numériques et du harcèlement scolaire, une réalité qui touche près d’un jeune sur quatre en France.
Une initiative d'Orange contre le harcèlement en ligne
Engagée dans la lutte contre le harcèlement en ligne, la société Orange organise des projections gratuites à destination des lycéens dans différentes villes de France. Une séance s’est déroulée mardi 19 mai au cinéma La Brèche à destination des élèves de seconde du lycée général Elisée-Reclus et du lycée professionnel Paul-Broca. Au total, 278 élèves accompagnés de leur équipe pédagogique ont pu visionner le film « TKT », coproduit par Orange en Belgique en 2025.
Un film poignant inspiré de faits réels
Ce long-métrage de Solange Cicurel, avec Lanna De Palmaert, Émilie Dequenne et Stéphane De Groot, pose avec force le débat sur le harcèlement scolaire et le cyberharcèlement. La séance a été introduite par Florent Faure, directeur Inclusion numérique Grand Sud-Ouest chez Orange, qui a mis en scène cette animation auprès du jeune public. Le film raconte une histoire tragique, inspirée de faits réels, qui conduit au suicide une adolescente victime de harcèlement lors de sa scolarité.
Un quart des élèves concerné par le harcèlement
Florent Faure a rappelé les chiffres en France : 24 % des enfants de 6 à 18 ans ont été confrontés à du harcèlement. 80 % de ces situations ont été vécues en milieu scolaire. En 2024, 27 % des élèves d’écoles primaires étaient concernés, 25 % au collège et 19 % au lycée.
Un débat interactif avec les lycéens
Après la projection, Wilfrid Issanga, directeur de l’Association de lutte contre le harcèlement scolaire et la maltraitance infantile (ALCHM), a animé le débat fait de questions-réponses avec des lycéens particulièrement attentifs et visiblement concernés par le phénomène. L’occasion de prodiguer quelques conseils et de donner des pistes pour venir en aide aux personnes en souffrance.
« Toutes les générations et toutes les classes sociales sont concernées, explique Wilfrid Issanga. Il faut informer les parents et les élèves. C’est une souffrance qui peut conduire à la morgue. » En cas de harcèlement scolaire ou en ligne, de toutes formes de violences numériques subies ou constatées, il faut contacter le 3018. Des écoutants accompagnent les victimes, les parents et les professionnels pour leur offrir des conseils psychologiques, techniques et juridiques, et les orienter si besoin vers un dépôt de plainte.



