Le refuge SPA de Caubeyres au bord de l'asphyxie financière
La situation est alarmante au refuge de la Société Protectrice des Animaux (SPA) situé à Caubeyres, dans le département du Lot-et-Garonne. L'association indépendante fait face à une impasse financière critique qui met en péril la poursuite de ses missions essentielles de protection animale.
Une trésorerie insuffisante pour les besoins vitaux
« Nous n'avons plus de marge de sécurité », alerte Claudie Gadiffert, présidente de l'association. « Sans mobilisation rapide, nous ne pourrons plus assurer nos missions dans les semaines à venir ». Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la trésorerie actuelle s'élève à seulement 8 000 euros, alors que le fonctionnement minimal nécessite au moins 15 000 euros par mois.
Cette somme couvre exclusivement les dépenses indispensables :
- Les soins vétérinaires pour les animaux
- Les charges de personnel
- L'alimentation des pensionnaires
- Les charges courantes
- L'entretien des infrastructures
Un appel aux dons et au mécénat d'urgence
Face à cette situation d'urgence, l'association multiplie les appels aux dons des particuliers et des professionnels via le mécénat. Une cagnotte en ligne a déjà permis de récolter 6 500 euros, mais l'objectif est d'atteindre 15 000 euros d'ici la fin mars. Bien qu'un legs important soit attendu, l'association ne peut se permettre d'attendre sa réalisation.
« On a connu des turbulences, mais à ce niveau, c'est inédit », confesse le vice-président du refuge. Cette structure accueille jusqu'à 300 animaux chaque année, principalement des chiens et des chats abandonnés, malades ou blessés.
Les causes structurelles de la crise
Plusieurs facteurs expliquent cette situation financière préoccupante :
- La fin des contrats aidés qui soutenaient auparavant l'activité
- La multiplication des animaux nécessitant des soins coûteux
- La localisation excentrée du refuge qui limite le bénévolat
- L'augmentation générale des coûts de fonctionnement
L'impact sur l'emploi et le bien-être animal
Si Jonathan Gadiffert, membre actif de l'association, assure que l'accueil et le bien-être des animaux resteront prioritaires, l'avenir des cinq salariés est incertain. « On se pose la question de faire de l'activité partielle en avril, mais ce n'est pas forcément une bonne solution », reconnaît-il.
La masse salariale représente une dépense indispensable pour cette structure qui ne peut compter sur un réseau étendu de bénévoles en raison de son éloignement géographique. L'association, indépendante de la SPA nationale, active également des partenariats avec des fondations reconnues comme celle de Brigitte Bardot et 30 Millions d'amis.
La mobilisation de tous devient cruciale pour permettre à ce refuge de continuer sa mission de protection animale dans le Lot-et-Garonne. L'appel aux dons et au mécénat représente aujourd'hui la seule bouée de sauvetage pour cette structure en grande difficulté.



