Le refuge municipal de la rue de la Citadelle rouvre après une fermeture hivernale historique
Refuge municipal rouvre après fermeture hivernale inédite

Le refuge municipal de la rue de la Citadelle rouvre ses portes après une fermeture hivernale sans précédent

Le refuge municipal pour pèlerins situé rue de la Citadelle, géré par l'association Terres de Navarre, a officiellement rouvert ses portes le 2 mars dernier. Cette réouverture intervient après une fermeture hivernale inédite de trois mois, une première dans l'histoire de cette structure d'accueil. Monique Iriart, qui préside la commission refuge de l'association, a accordé un entretien pour expliquer les circonstances de cette décision et les perspectives d'avenir.

Une gestion associative historique face à l'afflux de pèlerins

Pourquoi Terres de Navarre gère-t-elle ce refuge municipal ? L'association a été pionnière il y a plus de quarante ans, face à l'afflux croissant de pèlerins qui se retrouvaient sans abri dans la cité. « Nous avons créé le premier refuge fonctionnant intégralement de façon bénévole », explique Monique Iriart. Par la suite, la mairie a mis à disposition une vaste maison en haut de la rue de la Citadelle, que l'association loue aujourd'hui. Grâce à sa structure associative, le refuge propose un accueil à un prix inférieur à celui des gîtes privés, tout en s'étant professionnalisé au fil des années. Laurence Eujol et trois autres salariés, employés de manière plus ponctuelle, assurent désormais le fonctionnement quotidien de l'établissement.

Une fermeture hivernale justifiée par des défis structurels

Pour la première fois, le refuge a fermé cet hiver. Quelle en est la raison ? À l'automne 2025, Terres de Navarre a traversé une période difficile marquée par un faible renouvellement des membres et l'épuisement de certains bénévoles. « Nous avons même envisagé de ne plus gérer le refuge », confie Monique Iriart. Cependant, la création d'une commission refuge, qu'elle préside, a permis de relancer la machine avec une équipe de quatre personnes. La fréquentation très faible en décembre, janvier et février, avec seulement trois à quatre pèlerins par jour pour un établissement de 34 lits souvent complet en saison, a rendu la fermeture nécessaire. « C'était un non-sens de chauffer une vaste demeure et d'employer du personnel pendant cette période », justifie-t-elle.

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Des améliorations et une réorganisation durant la fermeture

L'équipe est-elle restée inactive pendant ces trois mois ? Pas du tout. Cette période a été mise à profit pour remettre à plat le fonctionnement du refuge. Les actions entreprises incluent :

  • La négociation d'un nouveau bail avec la mairie.
  • Le renforcement du respect des normes de sécurité.
  • La mise en place d'une personne d'astreinte toutes les nuits, sans compromettre l'équilibre financier.
  • La réalisation de travaux par la Ville, avec le soutien dévoué de J. B. Etchandy et son équipe.

Ces efforts visent à assurer la pérennité et l'efficacité du refuge, tout en maintenant son accessibilité pour les pèlerins. La réouverture marque ainsi un nouveau chapitre pour cette structure essentielle, qui continue de s'adapter aux défis contemporains tout en préservant sa mission d'accueil solidaire.

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