Un millier de personnes manifestent contre le racisme et l'extrême-droite à Montpellier
Ce samedi 14 mars, le cœur de Montpellier a vibré au rythme de la Marche des Solidarités, un rassemblement qui a mobilisé environ un millier de personnes, dont une majorité de jeunes, pour dénoncer le racisme et la montée de l'extrême-droite. Le point de rassemblement était fixé sur la place de la Comédie, d'où est parti un défilé bruyant et coloré, animé par une batucada.
Un collectif large et des slogans percutants
L'événement était organisé par un collectif regroupant plusieurs dizaines d'organisations, dans le cadre d'une mobilisation observée un peu partout en France. Les manifestants ont scandé des slogans revendicatifs, tels que "Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés !" et "Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos !". Parmi les participants, on notait la présence de Max Muller, candidat de Révolution permanente, ainsi que des colistiers de la candidate La France Insoumise (LFI).
Des préoccupations démocratiques et sociales
La montée de l'extrême-droite était au centre des préoccupations. Michel, un manifestant, a exprimé son inquiétude : "Quand on voit que les députés font une minute de silence après la mort d'un néonazi, alors que de nombreuses victimes du racisme n'ont eu droit à aucun hommage, ça en dit long sur l'état de notre démocratie." Cette manifestation intervenait à la veille du premier tour des élections municipales, ajoutant une dimension politique au rassemblement.
Un parcours symbolique et des pancartes engagées
Le défilé a emprunté un itinéraire significatif, passant par la rue de la Loge, la rue Saint-Guilhem et la Grand-rue Jean-Moulin, avant de revenir à son point de départ. Les organisateurs ont esquivé la place des Martyrs-de-la-Résistance, où les forces de l'ordre bloquaient l'accès à la préfecture. Les pancartes brandies reflétaient la diversité des revendications :
- "Remplacer le fascisme par un cours d'histoire"
- "Je suis une salle conne", en allusion aux termes employés par Brigitte Macron pour qualifier des militantes féministes
- "Pas de sous-citoyens de couleur de peau, de genre, de classe, de langue, de santé mentale…"
Cette mobilisation a mis en lumière les tensions sociales et politiques actuelles, soulignant l'engagement d'une partie de la population, notamment jeune, contre les discriminations et les idéologies extrémistes.



