Les Cheminots alésiens : un havre de convivialité dans l'ancien dépôt SNCF
Installé au 1 rue Jean-Mayodon à Alès, dans un ancien bâtiment de la SNCF, le club des Cheminots alésiens constitue un rendez-vous hebdomadaire incontournable pour une trentaine d'adhérents. Chaque jeudi après-midi, dès 14 heures, les tables se remplissent doucement dans ce lieu chargé d'histoire, où les cartes claquent, les discussions s'entremêlent et les rires résonnent.
Un fonctionnement bien rodé autour des jeux de société
« Nous faisons des belotes montées, à la mêlée, et deux lotos par mois », explique la présidente Béatrice Veyron, entourée du trésorier Jacques Veyron et de la secrétaire Jeannine Bauché. Le club propose un programme régulier avec deux séances de belote et deux lotos mensuels, complétés occasionnellement par des repas conviviaux. L'adhésion annuelle, fixée à seulement 20 euros, reste volontairement accessible, avec une participation modeste pour chaque activité.
Le club fonctionne en toute autonomie : « Nous ne dépendons pas de la mairie, nous fonctionnons librement », souligne fièrement Béatrice Veyron. Ouvert toute l'année, l'association accueille volontiers de nouveaux venus, qu'ils soient d'anciens cheminots comme le rappelle souvent Jacques Veyron, ou de simples amateurs de jeux de cartes.
Une ambiance familiale et chaleureuse
Avec une trentaine de membres réguliers, la structure revendique sa taille humaine. « On n'est pas un gros club, mais on a une très bonne ambiance », résume Jeannine Bauché avec un sourire. Dans ce cadre intimiste, chacun se connaît et se retrouve pour « rire et passer une après-midi de détente ».
La convivialité reste la règle absolue : « Il n'y a pas d'histoires, sinon ça ne marcherait pas », confie l'habituée. Parmi les membres, la doyenne a dépassé les 90 ans, témoignant d'un attachement durable à ce rendez-vous hebdomadaire qui transcende les générations.
Un rôle social essentiel contre l'isolement
Au-delà des simples parties de cartes, le club des Cheminots alésiens joue un rôle social discret mais fondamental. « C'est important pour les personnes seules, surtout à un certain âge », confie Béatrice Veyron. De nombreux membres sont veufs ou vivent seuls, et trouvent dans ce lieu un moment régulier pour rompre l'isolement et recréer du lien social.
Simple et chaleureux, le club perpétue ainsi l'esprit d'origine des anciens cercles cheminots : un lieu « familial et convivial », où l'on vient autant pour jouer que pour se retrouver, partager des anecdotes et tisser des amitiés durables. Dans une société où l'individualisme gagne du terrain, cette petite association gardoise prouve que les valeurs de solidarité et de partage restent bien vivantes.



