Les Secouristes de l'Estuaire : une formation vitale en milieu rural en Haute-Saintonge
Formation premiers secours en milieu rural par LSE 17

Les Secouristes de l'Estuaire : une initiative cruciale pour sauver des vies en Haute-Saintonge

En Haute-Saintonge, l'association Les Secouristes de l'Estuaire (LSE 17), créée en 2025 par Carine Dupuy, se consacre à la formation aux gestes des premiers secours. Cette démarche est particulièrement précieuse en milieu rural, où l'arrivée des secours peut être retardée. « Chaque geste compte, chaque vie est précieuse », telle est la devise de cette structure engagée.

Un couple dévoué à la cause du secourisme

Carine Dupuy préside l'association, tandis que son mari, Jean-Marc, occupe le poste de vice-président. Tous deux sont natifs de Saint-Dizant-du-Gua et assurent les formations dans la salle des fêtes de la commune. Après avoir acquis le matériel nécessaire, ils ont lancé les premières sessions au début de cette année. « C'est tellement, tellement, important d'être formé aux gestes de secours, c'est mon sacerdoce, et Jean-Marc s'est pris au jeu », insiste Carine Dupuy.

Son parcours dans le secourisme a débuté il y a une dizaine d'années avec l'obtention du PSC 1 (Premiers Secours Citoyen). « C'était formidable, je me suis dit il faut que j'apprenne à le diffuser aux autres », explique-t-elle. Elle a ensuite poursuivi avec un monitorat et le PSE 1 (Premiers Secours en Équipe). Actuellement, elle est pompier volontaire à Rochefort depuis six ans et travaille comme assistante de régulation médicale, où elle fait partie d'une équipe de sept personnes répondant aux appels du 15.

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Une formation accessible à tous, de 10 à 105 ans

Carine Dupuy souligne que les formations sont conçues pour être à la portée de tous, « de 10 à 105 ans ». Dans son rôle de régulation, elle peut recevoir jusqu'à 1 000 appels par jour, voire 2 000 en été. « Je suis secouriste et pompier sur le terrain, c'est une force pour moi. Si c'est quelqu'un de la famille qui appelle, on a l'affect en plus, il faut gérer l'émotion », ajoute-t-elle, mettant en avant l'importance du sang-froid dans ces situations critiques.

Le PSC 1 : une journée pour apprendre les gestes essentiels

Le PSC 1 est une formation complète d'une journée, d'une durée de 7 heures. Les stagiaires y apprennent diverses techniques, notamment :

  • La position latérale de sécurité
  • Les soins en cas d'hémorragie, d'arrêt cardiaque, ou de brûlures
  • L'utilisation d'un défibrillateur (DAE)
  • La gestion des plaies et des malaises

Carine Dupuy insiste sur l'urgence de ces compétences : « Les gens ne savent pas faire un massage. En cas d'arrêt cardiaque, une minute de perdue, c'est 10 % de chances en moins ». Cette formation est d'autant plus vitale en milieu rural, où les secours professionnels peuvent mettre du temps à intervenir.

Des formations reconnues par l'État

Carine et Jean-Marc sont formateurs agréés et dépendent de la Fédération Nationale des Métiers de la Natation et du Sport (FNMNS). Ils suivent une méthode rigoureuse, et chaque formation débouche sur un certificat officiel reconnu par l'État. « C'est très complet, une journée de 7 heures est suffisante. Et on le fait dans la bonne humeur, avec plaisir », précisent-ils. Ils prévoient d'organiser une formation tous les deux mois, avec la prochaine session prévue le 18 avril.

Pour certaines professions en contact avec le public, comme les taxis ou les assistantes maternelles, le PSC 1 est obligatoire. L'association propose également des cours de recyclage de 3 heures et peut se déplacer dans les communes environnantes pour dispenser ses formations.

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