La Fondation de Cannes en quête de mécènes pour transformer le destin de 2 750 jeunes
Tania Khali, déléguée générale de la Fondation de Cannes, œuvre dans l'ombre pour bâtir une solidarité concrète. Loin des projecteurs du festival, elle mobilise donateurs et acteurs associatifs afin de répondre aux réalités sociales souvent occultées de la ville.
Une ville aux deux visages
Derrière la vitrine internationale se cache un territoire fragile. Tania Khali rappelle que le taux de pauvreté à Cannes atteint 21 %, soit 6 points au-dessus de la moyenne nationale. Inégalités dès l'enfance, décrochage scolaire, difficultés d'accès à l'emploi et fragilités psychiques chez les jeunes constituent le quotidien de nombreux habitants.
Le programme CARA : un tournant décisif
Novembre 2025 a marqué un virage avec l'adhésion au programme CARA, un dispositif éprouvé à l'échelle nationale. Ce programme cible spécifiquement :
- 231 enfants issus de familles monoparentales précarisées
- 1 940 jeunes à risque de décrochage scolaire
- 574 jeunes sans emploi ni formation
Les actions portent sur le mentorat, la lutte contre le harcèlement scolaire, l'insertion professionnelle, la mobilité via une plateforme dédiée et la restauration du patrimoine cannois.
Un appel urgent aux mécènes
« Bien sûr, pour cela nous avons besoin de mécènes », insiste Tania Khali. La recherche de financements occupe une grande partie de son temps, aux côtés de l'analyse des projets, de la gestion comptable et du suivi des actions. La fondation repositionne également sa stratégie de communication pour aider plus et rayonner plus.
L'objectif ultime ne se limite pas à améliorer des situations ponctuelles, mais à transformer durablement les trajectoires de vie. Chaque chiffre représente un enfant qui reprend confiance ou un jeune qui retrouve un cap.



