Crise interne aux Bascos : tensions à l'approche de l'assemblée générale
Crise interne aux Bascos avant l'assemblée générale

Crise interne aux Bascos : tensions à l'approche de l'assemblée générale

Des tensions importantes surgissent depuis le mois de juin 2025 entre des adhérents et les membres du bureau de l'association Les Bascos. Ce conflit interne a été rendu public par certains contestataires, à seulement deux jours d'une assemblée générale cruciale pour l'avenir de l'organisation.

Des mots forts pour un anniversaire difficile

« J'aurais dû souffler sur un gâteau, malheureusement je vais souffler sur des braises. » Ces paroles fortes ont été prononcées par Bernard Gachen, fondateur des Bascos, en référence au vingtième anniversaire de l'association LGBTQIA+. Aux côtés de deux autres adhérents, il souhaite porter publiquement cette situation de grave crise interne que traversent Les Bascos depuis juin 2025, faute de pouvoir se faire entendre au sein de leurs propres rangs.

L'origine des tensions

Tout a commencé au début de l'été dernier avec ce que les contestataires qualifient de « dissolution arbitraire de l'équipe historique de l'antenne béarnaise Arcolan ». Ces affirmations ont été présentées lors d'une conférence de presse organisée jeudi 26 mars. Selon les membres présents à Pau, ils défendent une vision militante intersectionnelle qui perturberait la direction de l'association, cherchant ainsi à les exclure.

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La version de la présidente

Ces propos sont fermement contredits par la présidente, Michaëlla Clapisson. « Nous n'avons pas procédé à la dissolution de l'antenne. Il n'y a qu'à le vérifier sur notre site. En revanche, nous avons effectivement demandé une réorganisation interne car certains membres défendent des orientations politiques personnelles au nom de l'association, comme des incitations au vote pour tel parti. »

La question de la représentation

La question de la représentation de l'antenne landaise Nos Couleurs est également au cœur des débats. « Ils n'ont pas été convoqués aux assemblées générales du 28 mars, ce qui entre en contradiction avec les statuts de l'association », souligne Cyril Martin, l'un des adhérents contestataires. Mais pour la présidente, cette antenne n'a plus lieu d'être, puisqu'elle est devenue une association à part entière. « Nous ne participons pas non plus à leur AG. »

Conflit sur la structure de gouvernance

Les querelles internes concernent également la constitution du bureau et les nouveaux mandats. D'un côté, les plaignants rejettent ce qu'ils qualifient de « structure pyramidale », tandis que de l'autre, la direction insiste sur la nécessité de constituer un bureau stable. Les 370 adhérents invités à cette assemblée générale devront s'exprimer démocratiquement sur ce point crucial. « Nous avons même fait venir un commissaire de justice pour nous en assurer », précise Michaëlla Clapisson.

Un objectif commun malgré les divisions

Une chose semble accorder les deux camps : la nécessité de mettre un terme à ces dissensions internes pour mieux porter les couleurs de la cause LGBTQIA+. Cet impératif est d'autant plus important dans le contexte actuel marqué par la montée de l'extrême droite et des mouvements masculinistes. L'assemblée générale des prochains jours déterminera si l'association peut surmonter ces divisions et retrouver son unité pour continuer son combat.

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