Coulisses de la Fête de la musique à Saint-Affrique : préparation un an à l'avance
Coulisses Fête musique Saint-Affrique : préparation un an avant

À Saint-Affrique, la Fête de la musique ne se limite pas au seul jour de l'événement. Les coulisses révèlent une organisation qui commence près d'un an à l'avance, impliquant les services culturel et technique de la ville. Ce dimanche 21 juin 2026, plus de trente groupes ou musiciens se produiront dans le centre-ville, rendu piéton de midi jusqu'au lundi matin 6 heures.

Une programmation réfléchie un an à l'avance

Julien Barthélemy, directeur du pôle culturel de la ville qui compte sept agents, explique : « Quand les gens arrivent, tout est prêt, tout est beau, ils ont juste à profiter et à danser. On commence à travailler sur la fête de la musique quasiment un an avant. Dès que l’on arrête une fête de la musique, on commence à préparer la suivante. » Il précise que pour avoir une programmation de qualité, il faut contacter les groupes un an à l'avance. L'an dernier, pour Cartoon Machine (rock, punk), tête d'affiche au jardin public, une option avait été posée deux ans avant.

Le service culturel programme trois groupes sur chaque scène, en cherchant une cohérence et un équilibre. « C’est pour qu’il y en ait pour tous les goûts, indique Julien Barthélémy. Que cela commence tranquillement et que ce soit plus dansant sur la fin. On essaie de trouver un équilibre avec deux scènes distinctes où l’on ne va pas trouver exactement les mêmes choses. On a un public plus familial à la place de la mairie et plus festif au jardin public. Pour certaines personnes, c’est peut-être le seul moment de l’année où elles vont voir un concert. »

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Coordination avec les services techniques

Après Noël, le service culturel travaille sur la communication (affiches, réseaux sociaux). Au printemps, il sollicite les bars, restaurants et associations pour centraliser la communication générale sur des flyers. Jean-François Azam, responsable des salles et régisseur général, recense les besoins techniques des groupes (son, lumière) via les fiches techniques et échanges téléphoniques. Un prestataire gère la scène du jardin public.

La fermeture de la ville à la circulation nécessite une coordination avec les services techniques. Douze agents sont mobilisés ce dimanche matin pour installer panneaux, barrières et blocs de béton. Ils seront également douze lundi dès 5 heures du matin pour tout enlever et rouvrir la ville. La police municipale est aussi mobilisée. Après le dernier concert, les agents du service culturel rangent et nettoient le jardin public. « D’habitude, on finit vers 3 h ou 4 h du matin, conclut Julien Barthélémy. En gros, quand on a fini, les services techniques attaquent pour rouvrir la ville. C’est une grosse organisation pour nous. »

60 musiciens à accueillir

Le jour de la fête, le service culturel gère les loges installées au Caveau, un endroit frais, et accueille une soixantaine d’artistes en début d’après-midi. « Ils n’arrivent pas en même temps et il faut parfois les accompagner sur les scènes, explique Julien Barthélémy. Ils ne mangent pas à la même heure, certains c’est avant le concert, d’autres après le concert. » Les repas sont préparés par la cuisine municipale pour les musiciens, les prestataires et les agents, soit environ 80 personnes.

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