Charles Berling parraine les clowns hospitaliers de Sainte-Musse
Charles Berling parraine les clowns hospitaliers

Charles Berling découvre l'univers des clowns hospitaliers à Sainte-Musse

Le comédien Charles Berling, figure emblématique de la scène Chateauvallon-Liberté, a effectué une visite remarquée à l'hôpital de Sainte-Musse. Malgré une fatigue persistante, il a tenu à accompagner les membres de l'association Bises de clowns dans le service de pédiatrie. Cette immersion constitue son premier acte en tant que parrain officiel de la structure, marquant ainsi son engagement envers une cause qui lui tient à cœur.

Une association toulonnaise au service des malades

Fondée en 2007 et reconnue d'intérêt général, l'association Bises de clowns est la seule organisation de ce type à intervenir dans la métropole toulonnaise. Ses bénévoles se rendent régulièrement dans divers établissements de santé, notamment les Ehpads, les centres de gériatrie, les structures pour personnes polyhandicapées et le centre départemental de l'enfance au Pradet. Catherine Richard, présidente de l'association, précise : « Nous appartenons à la Fédération française des associations de clowns hospitaliers, qui regroupe vingt-cinq associations à travers le pays. »

L'art délicat de l'improvisation thérapeutique

Charles Berling a pu observer de près le travail des clowns, soulignant la difficulté de leur mission : « Je voulais voir en direct leur travail et leur façon d'aborder les enfants : un art difficile. Ils utilisent beaucoup l'improvisation pour faire réagir les personnes hospitalisées. » Sept clowns se relaient au chevet des patients, chacun apportant ses compétences spécifiques – que ce soit la maîtrise de la flûte traversière, l'art du mime ou d'autres talents particuliers.

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Leur approche repose sur un principe fondamental : s'inviter sans s'imposer. Catherine Richard explique : « C'est un exercice difficile : pénétrer dans l'intimité des enfants sans être intrusif. C'est pourquoi les clowns interviennent toujours en binôme et consultent systématiquement le personnel soignant pour connaître les pathologies des jeunes patients. » Le seul impératif absolu : le clown doit dire « oui » à toutes les propositions, favorisant ainsi le dialogue et l'interaction.

Des rencontres émouvantes en pédiatrie

Lors de cette journée particulière, les clowns Eve et Jérôme ont rendu visite à Maïssa, 12 ans. Initialement réticente, la jeune fille s'est peu à peu laissé séduire par les facéties discrètes mais expressives des deux artistes. Plus loin, Bianca, 2 ans, s'est réfugiée dans les bras de sa mère à la vue des costumes colorés. François, un bénévole, commente : « Souvent, les clowns peuvent faire peur. On l'accepte. C'est déjà une réaction. » La mère de Bianca ajoute : « Elle a été prise en charge auparavant à l'hôpital de La Timone où les clowns l'impressionnaient déjà. Mais ce n'est pas grave. C'est une rencontre. »

Un service pédiatrique dynamique mais des moyens limités

Le service pédiatrique de Sainte-Musse compte quarante lits, avec cinq infirmières et cinq auxiliaires qui y travaillent quotidiennement, sans compter les médecins. Emilie Cellier, cadre supérieur au pôle enfants, souligne l'importance de ces interventions. Cependant, les moyens de l'association restent modestes : les clowns interviennent en moyenne deux fois par mois dans chaque établissement partenaire.

Face à ces limitations, Catherine Richard lance un appel : « On a besoin de bras, d'aide et de soutien. » L'association recherche activement des bénévoles, des particuliers et des entreprises souhaitant contribuer à sa mission. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour soutenir cette initiative qui apporte réconfort et joie aux patients les plus vulnérables.

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