Un bric-à-brac pour sauver le centre social du Petit-Marseille menacé
Bric-à-brac pour sauver un centre social menacé à Marseille

Un bric-à-brac solidaire pour défendre le centre social du Petit-Marseille

Ce samedi 14 mars, de 10 heures à 17 heures, l'espace Ferreira-Cerca va vibrer au rythme d'un bric-à-brac pas comme les autres. Organisé par l'association de parents d'élèves (APE) de l'école La-Galissonnière en collaboration avec La P'tite fringue, cet événement dépasse largement le simple cadre d'une brocante. Il s'agit d'une démonstration de force, d'un cri du cœur pour sauver le centre social voisin géré par l'Association d'Animation Populaire Interquartiers (Aapiq), actuellement en redressement judiciaire.

Une mobilisation face à la catastrophe annoncée

Depuis que la nouvelle du redressement judiciaire de l'Aapiq s'est répandue dans le quartier du Petit-Marseille, l'inquiétude est palpable. « Si c'est fini, on se sentira abandonné et les jeunes seront livrés à eux-mêmes », confie Audrey Mimoun, bénévole et adhérente de 47 ans. Cette maman connaît parfaitement les deux structures, ayant rompu son isolement grâce à l'Aapiq. « Le personnel est toujours là pour nous écouter, nous aider et nous redonner espoir », témoigne-t-elle avec émotion.

Le centre social, pilier indispensable du quartier

Audrey Mimoun insiste sur le rôle fondamental de l'Aapiq : « Au Petit-Marseille, sans l'Aapiq, il n'y aurait rien, à commencer par l'APE ou ce bric-à-brac ». Elle décrit le centre comme un véritable lieu de vie qui sert toute la communauté :

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  • Les enfants avec le centre multi-accueil
  • Les familles et parents isolés
  • Les adolescents via le point break et l'aide aux devoirs
  • Tous les âges grâce aux activités sociales

« Ce centre, c'est un lieu de vie qui permet de rencontrer du monde, de découvrir des activités, de se sentir utile », poursuit-elle. Les services sont multiples : café accueil, ateliers de cuisine, séances de gym, la boutique solidaire La P'tite fringue, et même un groupement d'achat créé avec l'épicerie sociale La Boussole pour accéder à des fruits et légumes locaux et abordables.

Le bric-à-brac comme vitrine de la solidarité

L'événement de samedi se veut la démonstration concrète de ce qu'apporte un centre social. Les organisateurs ont prévu un programme riche :

  1. Des stands de brocante et de puériculture
  2. Des vêtements à prix réduits (50% de réduction) proposés par La P'tite fringue
  3. Des animations variées : maquillage, structures gonflables, pêche à la ligne
  4. Une vente et dégustation de plats et gâteaux sucrés et salés

Ce rassemblement vise à réunir tout le quartier pour un moment de vie, de rencontre et de partage. Chaque stand, chaque sourire, chaque échange témoignera de la vitalité que l'Aapiq insuffle au Petit-Marseille. Une solidarité qui, selon les habitants, manquera cruellement si la structure venait à disparaître.

À travers cette journée, les organisateurs espèrent non seulement collecter des fonds, mais surtout sensibiliser les autorités et l'opinion publique à l'importance cruciale de ce centre social. Dans un quartier où les services publics se font rares, l'Aapiq représente bien plus qu'une simple association : c'est le ciment social qui maintient la cohésion entre les générations et prévient l'isolement des plus fragiles.

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