Seize ans après la fermeture du tennis club du Port d'Hyères en 2010, Jacques Boirot, qui en fut le directeur sportif pendant 37 ans, publie Mon club Mille histoires, un ouvrage d'entretiens réalisés avec Carmelo Panebianco. Le livre, sorti en 2025, retrace l'aventure humaine et sportive de ce club qui comptait 420 licenciés, dont 220 enfants, et une équipe en Nationale 2.
Un club ancré dans l'histoire des Pesquiers
Jacques Boirot, surnommé « l'enfant des Pesquiers », a grandi dans ce quartier d'Hyères où son père, arrivé en 1933, avait construit une maison en 1956. Le tennis club du Port a vu le jour sur un ancien terrain de sport des saliniers, racheté à la société des Salins du Midi en 1970. « Mon père, alors jeune retraité, ouvrira le Tennis club du Port le 1er juillet 1971 », raconte Jacques Boirot. Le site s'étendait sur près d'un hectare, avec huit courts de tennis, un bar, des vestiaires et deux appartements de fonction.
De l'ombre à la lumière nationale
Sous la direction de Jacques Boirot, le club a connu une ascension remarquable, accédant au championnat national en 1997. « Ce club a été ma deuxième maison avec ces milliers de personnes, du simple amateur au compétiteur acharné », confie-t-il. Parmi les figures marquantes, il cite Jean Prin-Clary, joueur de rugby toulonnais sélectionné en équipe de France, ainsi que Jacques Rouland et Jacques Legras, créateurs de la Caméra invisible.
Un livre né de douze entretiens
L'ouvrage de 137 pages est le fruit de douze entretiens d'environ deux heures chacun, menés entre août 2024 et avril 2025. Jacques Boirot y raconte, sans nostalgie mais avec humour, les anecdotes qui ont jalonné sa vie au club. « En côtoyant autant de visages, on découvre tout ce que l'humain peut offrir : la générosité, la complicité, mais aussi parfois des déceptions », écrit-il dans la postface. Il ajoute : « Le tennis, comme la vie, est un long échange où l'on gagne parfois, où l'on perd aussi mais où l'essentiel est la droiture et le sens moral. »
Un héritage préservé malgré la fermeture
Le 31 août 2010, Jacques Boirot a dû fermer le club, qui a fusionné avec le Tennis club municipal hyérois. Les huit courts ont disparu, remplacés par des villas, mais l'âme du club demeure. « L'amiral », surnom de son père, donne son nom à la résidence qui a remplacé le club-house. Jacques Boirot, qui a commencé à travailler au club à l'été 1973, a veillé à ce que l'esprit du club survive à travers ses récits.
Où trouver le livre
Mon club Mille histoires est disponible au prix de 15 euros sur Amazon, au centre Leclerc d'Hyères, au tabac presse du port d'Hyères, à la cave à vin de la Capte, à la boutique Sous les pins à La Capte, au tabac presse Le Tombolo à Giens et à la librairie Olbia.



