Un conseil municipal centré sur les enjeux d'urbanisme à Saint-Ciers-sur-Gironde
Le conseil municipal de Saint-Ciers-sur-Gironde s'est réuni ce mardi 17 février, avec l'urbanisme au cœur des discussions. La séance a été largement dominée par la présentation et l'adoption du PLUI-H (Plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat), un document stratégique pour l'aménagement du territoire.
Le PLUI-H : un document complexe aux implications majeures
Lydia Héraud, présidente de la Communauté de communes de l'Estuaire, est venue exposer les détails de ce plan en cours de finalisation. Elle a souligné la complexité du document, qui impose notamment des restrictions sur la superficie des parcelles constructibles. « C'est un document compliqué », a-t-elle commenté, « l'État nous demande de consommer moins d'espace tout en restant en cohérence avec le Scot (Schéma de cohérence territoriale) ».
Les débats ont été animés, avec des interrogations sur la capacité du territoire à absorber un éventuel afflux de population. Michel Tournier a questionné : « Serons-nous en mesure d'absorber le surplus de population en cas de construction de nouveaux EPR ? ». Selon Lydia Héraud, jusqu'à 10 000 personnes pourraient travailler sur un tel chantier, mais ces employés ne logeraient pas sur place avant au moins dix ans, et résideraient dans un rayon de 50 km autour du site.
Des réserves et des abstentions marquent l'adoption du plan
Pierre Caritan, maire de la commune, a exprimé plusieurs réserves concernant le PLUI-H. Il a notamment émis des doutes sur la possibilité d'installer des tuiles photovoltaïques et sur l'autorisation d'« habitats alternatifs qualitatifs ». Malgré ces préoccupations, le plan a finalement été adopté, mais avec deux abstentions notables : celles des élus Loïc Durand et Denis Gomez.
Une prime controversée pour la directrice générale des services
Un autre point de friction a concerné le versement d'une indemnité de 409,41 € par dimanche à Caroline Espeut, directrice générale des services (DGS). Cette prime est destinée à rémunérer son travail lors des prochains scrutins, car en tant que cadre de catégorie A, ses heures supplémentaires ne sont pas habituellement payées.
Denis Gomez a vivement critiqué cette mesure, la qualifiant de « déplacée car un cadre A n'est pas astreint à des horaires ». En réponse, Viviane Louis Dit Trieau, première adjointe, a justifié la prime par les tâches supplémentaires effectuées par la DGS. La délibération a donné lieu à un vote à bulletin secret, après que Denis Gomez ait demandé que Caroline Espeut quitte la salle. La prime a finalement été adoptée par 7 voix pour, 5 contre et 2 votes blancs.
Stabilité des taxes locales
En parallèle de ces débats animés, le conseil municipal a reconduit à l'identique les taux des taxes locales, apportant une note de stabilité dans un contexte de discussions parfois tendues.



