Castelnau-le-Lez : Julien Miro déclare la guerre aux promoteurs immobiliers
Castelnau-le-Lez : Julien Miro attaque les promoteurs

Le nouveau maire de Castelnau-le-Lez, Julien Miro, a pris ses fonctions en attaquant frontalement les promoteurs immobiliers, qu'il qualifie de "défaillants". Dans le bulletin municipal et sur des affiches dans toute la ville, il a proclamé : "C'est la fin du paradis des promoteurs immobiliers" et "Promoteurs, fini de jouer".

Une lettre ouverte de la FPI Occitanie Méditerranée

Thierry Iacazio, directeur pour le Languedoc de Vinci Immobilier et président régional de la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée (FPI OM), a répondu par une lettre ouverte. Il a rappelé que "les membres de notre fédération de promoteurs immobiliers n'ont pas pour métier de 'jouer' avec l'urbanisme des villes et de les 'bétoniser' comme vous le prétendez". Il a dénoncé un "discours clivant" qu'il juge "inacceptable".

Le cas de la résidence Fragrance de Marignan

La colère de Julien Miro est directement liée au promoteur national Marignan. L'équipe montpelliéraine de ce promoteur est accusée de laisser persister des "conditions indignes" et des "défaillances" dans la résidence Fragrance, construite il y a trois ans dans le quartier Eurêka et comprenant 86 logements. "Les habitants n'ont ni eau chaude, ni chauffage en hiver ni refroidissement en été", a déclaré Julien Miro à Midi Libre. "Ils ont le désagréable sentiment que le promoteur bénéficiait jusqu'à présent d'une impunité."

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Le maire a reçu les responsables de Marignan et leur a dit "de manière courtoise, polie et sans brutalité ce que je pensais de cette situation". Il a ajouté : "Sur un mandat qui va durer sept ans, on a plutôt intérêt à s'entendre."

Une urbanisation jugée incontrôlée

Julien Miro critique également l'urbanisation massive de sa commune. "Les gens se retrouvent face à des mastodontes beaucoup plus puissants qu'eux et sans appui de la collectivité", a-t-il insisté. Il a rappelé que "nous étions dans une situation de Far West, aujourd'hui, c'est donc la fin du Far West pour les promoteurs à Castelnau-le-Lez". Il a pointé du doigt son prédécesseur, Frédéric Lafforgue, qui, selon lui, "la seule réponse apportée aux habitants de la résidence Fragrance qui se plaignaient de Marignan, a été d'accorder un autre permis de construire au même promoteur, cette fois-ci sur l'avenue de l'Europe".

Fin des permis de construire pour les logements

Dans sa volonté de "remettre de la distance avec les promoteurs immobiliers", Julien Miro a annoncé : "Je ne signerai plus de permis de construire pour des immeubles de logements et de logements sociaux." Il a expliqué que "avec ce qu'a signé mon prédécesseur, nous allons être à peu près à 30 000 habitants à Castelnau-le-Lez, cette croissance est due à une urbanisation incontrôlée". Il a comparé : "Là où la métropole de Montpellier est à 1,5 % et qu'elle a du mal à absorber le développement de la population, nous, nous sommes à 6,5 % de croissance par an. C'est énorme. Nous avons dépassé de 53 % tous nos objectifs en termes de constructions de logements, quand d'autres communes ont fait 20 % de leurs objectifs. Donc, je dis que nous, nous arrêtons là, il n'y aura plus de nouveaux logements de construits. Castelnau cesse d'être la bonne copine."

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