Le radar fixe situé à l'entrée d'Houtaud, dans le Doubs, sera prochainement retiré, une décision prise par la préfecture qui suscite une vive opposition locale. Selon L'Est Républicain, les élus de la commune contestent cette mesure, mettant en avant l'importance du dispositif pour la sécurité routière.
Un maire mobilisé contre une décision « technocratique »
Le maire d'Houtaud, Damien Guyot, s'oppose fermement à ce retrait. Il défend l'utilité du radar en soulignant l'augmentation constante du trafic : « Le flux des véhicules traversant la commune ne cesse d'augmenter, atteignant plus de 19.000 véhicules par jour en période de pointe. Dans le même temps, des vitesses excessives sont régulièrement observées […] Le radar me paraît conserver toute son utilité », a-t-il déclaré. Il qualifie la mesure de « technocratique » et craint une recrudescence des incidents.
La stratégie préfectorale : des contrôles adaptés au terrain
La préfecture du Doubs justifie ce choix dans le cadre de la réévaluation du plan départemental de sécurisation des infrastructures routières et de l'implantation des équipements de contrôle automatisé. L'objectif est de privilégier une stratégie de sécurité routière qui adapte les contrôles aux réalités du terrain, plutôt que de maintenir des appareils fixes. Il est reproché au radar d'être devenu moins rentable et d'être installé dans une zone où les accidents sont moins fréquents.
Le maire rétorque et défend l'effet régulateur du radar
Damien Guyot conteste cette analyse en mettant en avant l'impact positif du radar sur la circulation : « La réduction de la vitesse agit comme un régulateur de flux de la circulation, rendant la traversée de la commune plus fluide et moins stressante », rétorque l'édile. Selon lui, le retrait du dispositif pourrait entraîner une hausse des vitesses excessives et des risques d'accidents, malgré les arguments préfectoraux.
Cette décision, qui ne fait pas l'unanimité, illustre les tensions entre les priorités de sécurité locale et les orientations stratégiques de l'État en matière de contrôle automatisé. Les élus d'Houtaud entendent poursuivre leur mobilisation pour tenter de faire revenir la préfecture sur sa position, alors que le radar doit être démonté dans les prochaines semaines.



