West Nile dans l'Hérault : six cas équins confirmés, la DDPP alerte
West Nile : six cas équins confirmés dans l'Hérault

La direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l'Hérault a confirmé six cas d'infection par le virus West Nile chez des chevaux du département. Face à cette situation, la préfète de l'Hérault demande à tous les éleveurs et vétérinaires de la filière équine de déclarer toute suspicion et de rester vigilants. D'autres suspicions sont encore en cours d'analyse.

Une vigilance renforcée demandée aux acteurs de la filière équine

Dans un communiqué, la préfecture indique que des mesures de prévention sont possibles, notamment la vaccination, l'utilisation d'insecticides et la démoustication. La préfète insiste sur l'importance de la déclaration rapide de tout cas suspect afin de limiter la propagation du virus.

Le virus West Nile, également appelé virus du Nil occidental, est transmis par les moustiques qui se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés. "Les chevaux, mais aussi parfois les humains, sont des hôtes accidentels : ils peuvent être infectés par le virus West Nile lorsqu'ils sont piqués par des moustiques contaminés, mais ne peuvent pas le transmettre à leur tour", explique la préfecture dans son communiqué.

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Des symptômes neurologiques possibles chez les chevaux

Chez les chevaux, l'infection peut se manifester de façon invisible ou sous une forme nerveuse, avec des signes tels que l'abattement, des tremblements ou des troubles neurologiques. Souvent, l'animal guérit en 3 à 4 semaines, mais des formes graves avec paralysie et mort peuvent survenir. Il n'existe pas de traitement spécifique, mais un vaccin est disponible en France.

Cette alerte dans l'Hérault intervient après la détection de cas dans d'autres régions. Le 16 juillet dernier, un premier cas autochtone d'infection à virus West Nile avait été identifié dans les Pyrénées-Orientales, marquant la première détection de la circulation du virus chez l'homme en France en 2026.

Aucun cas humain détecté dans l'Hérault pour l'instant

À ce jour, aucun cas d'infection humaine n'a été détecté dans l'Hérault. Chez l'homme, la majorité des infections sont asymptomatiques. Cependant, la maladie peut parfois provoquer de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires ou des éruptions cutanées. Dans les cas les plus graves, des complications neurologiques peuvent survenir.

Les autorités appellent donc à la plus grande prudence, notamment dans les zones où les moustiques sont présents. Les mesures de prévention restent essentielles pour protéger les chevaux et limiter les risques de transmission.

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