Résistance à Rougiers : 34 héros et leurs descendants honorés
Résistance à Rougiers : 34 héros et leurs descendants honorés

Le village de Rougiers, dans le Var, a célébré la Libération lors d'une cérémonie commémorative le 26 août, en présence de nombreux habitants et officiels. Trente-quatre résistants avaient bravé l'occupant allemand dans cette commune, et leurs descendants étaient présents pour perpétuer leur mémoire.

Une cérémonie en hommage aux résistants

La cérémonie, présidée par Alain Pierlot, nouveau président du Souvenir français, aux côtés du maire Patrice Tonarelli, a rassemblé de nombreux habitants de Rougiers. Des membres du Comité communal feux de forêt, des sapeurs-pompiers et des porte-drapeaux, adultes comme enfants, ont également participé à cet hommage.

Michèle Henry, Magali Zelli et Bernard Barbaroux étaient présents pour rappeler l'histoire de leurs aïeuls, résistants. Leur présence a permis de maintenir vivant le souvenir de ces hommes et femmes qui ont risqué leur vie pour la liberté.

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L'organisation de la résistance locale

C'est Victorin Henry, maire du village et chef de l'Organisation de résistance de l'armée, aidé du lieutenant-colonel Gouzy, qui avait structuré le secteur Nord-Ouest du département. Une équipe de volontaires s'est rapidement constituée pour faire face à l'occupant.

Le sous-lieutenant Robert Tap était hébergé par Gilbert Henry, fils du maire, dans une maison du village possédant deux issues, permettant une fuite rapide en cas de danger. Joseph Raynaud demeurait en permanence à l'écoute des messages de la BBC, guettant les parachutages d'armes sur les hauteurs du Mont Aurélien, près de la ferme des puits de M. Fabre.

Les affrontements et la libération

La guérilla locale comptait un chef, un adjoint et quatorze hommes ; au total, trente-quatre forces françaises de l'intérieur ont bravé le danger. Le 15 août, l'ordre était donné d'ouvrir le feu sur l'ennemi en cas de repli.

Sur la route N560, au lieu-dit La Sambuc, le premier accrochage s'est produit le 16 août, mais la mitrailleuse s'est enrayée. Le lendemain, face à un convoi allemand, Marcel Goletto a ouvert le feu et stoppé trois camions. L'opération a été un succès : Roger Nahmens, Henri Gossa et Gilbert Henry en ont été ultérieurement félicités.

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La libération a toutefois été endeuillée par le décès de Claire Vincent, épouse de Romain Roux, et de Victorin Barbaroux, fauchés par un char américain alors qu'ils regardaient le défilé des libérateurs. Cette commémoration a ainsi rappelé le sacrifice de ces résistants et des victimes innocentes, gravant leur histoire dans la mémoire collective du village.