L'hôpital de Fréjus Saint-Raphaël s'équipe d'un appareil innovant contre la douleur
Un nouvel appareil contre la douleur à l'hôpital de Fréjus

Un équipement innovant contre la douleur grâce à la générosité des donateurs

Le centre hospitalier intercommunal de l'Est-Var, situé à Fréjus Saint-Raphaël, vient de faire l'acquisition d'un appareil de photobiomodulation de dernière génération. Cet équipement médical avancé, dont le coût s'élève à 43 000 euros, a pu être financé intégralement grâce à la générosité de nombreux donateurs de l'agglomération. Le système de mécénat mis en place par la direction de l'établissement a permis de collecter les fonds nécessaires à cet achat ainsi qu'aux formations du personnel médical.

Une technologie lumineuse aux multiples bienfaits thérapeutiques

Le docteur Bruno Valenza, oncologue et chef de pôle oncologie au CHI, explique le fonctionnement de cette technologie innovante : « La photobiomodulation utilise un rayonnement lumineux de faible intensité pour obtenir des effets anti-inflammatoires, cicatrisants et régénérateurs. » Cette méthode non invasive et indolore se présente sous la forme d'un chariot équipé d'un ordinateur connecté à des plaques lumineuses.

Les séances de traitement durent huit minutes chacune, à raison de trois séances par semaine pendant cinq semaines. Les diodes laser sont placées à quelques centimètres de la peau, permettant à la lumière de faible énergie de diffuser et de régénérer les tissus tout en calmant la douleur des nerfs affectés.

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Des applications principalement en oncologie

Initialement développée pour traiter l'ictère néonatal au début du XXe siècle, cette technique s'est considérablement développée dans les années 1990 pour agir sur les toxicités sévères de la chimiothérapie. « Nous l'utilisons particulièrement pour les cas de cancers ORL et de la bouche », précise le docteur Valenza.

En oncologie, la photobiomodulation permet de traiter efficacement les brûlures induites par la radiothérapie, le lymphœdème du bras et les neuropathies. « Les produits de chimiothérapie provoquent souvent des douleurs très invalidantes dans les mains et les pieds, qui peuvent persister pendant plusieurs mois, voire des années », souligne le spécialiste.

Un projet de longue haleine porté par la conviction médicale

Le projet d'acquisition de cet équipement a nécessité deux années de travail et de préparation. Le docteur Valenza témoigne de sa motivation : « J'ai suivi une conférence du professeur René-Jean Bensadoun, oncologue-radiothérapeute et spécialiste international en photobiomodulation, qui m'a convaincu de l'importance de cette innovation pour nos patients. »

L'appareil permettra de traiter trois patients par heure, avec déjà 2 000 séances prévues. Les besoins ont été soigneusement recensés, avec une priorité accordée au traitement des neuropathies. « C'est une grande satisfaction et un défi relevé de pouvoir répondre à la demande localement. Nos patients n'auront plus besoin de se déplacer dans les Alpes-Maritimes pour espérer une amélioration de leurs douleurs », se réjouit l'oncologue.

Des perspectives d'expansion vers d'autres spécialités médicales

La photobiomodulation connaît actuellement une évolution rapide et s'étend progressivement vers d'autres disciplines médicales. Cette technique prometteuse pourrait accélérer la guérison du pied diabétique, améliorer la cicatrisation des plaies, traiter les tendinites et certains problèmes gynécologiques.

Des recherches sont en cours pour étudier son application potentielle dans le traitement de maladies neurologiques comme Parkinson, Alzheimer, la DMLA ou la maladie de Charcot. « Plusieurs laboratoires travaillent activement sur le développement de la photobiomodulation », confirme le docteur Valenza.

Un appel aux dons pour poursuivre l'innovation médicale

Fort du succès de cette première campagne de mécénat, l'hôpital envisage déjà l'avenir. « Si les résultats sont au rendez-vous, nous étudierons l'achat d'un deuxième appareil pour traiter davantage de patients et aider d'autres collègues et spécialités de l'hôpital », annonce le docteur Valenza.

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L'établissement hospitalier poursuit ses efforts de collecte de fonds pour d'autres projets innovants, notamment l'acquisition de casques réfrigérés permettant d'éviter la perte des cheveux lors des chimiothérapies. Le CHI rappelle que chaque don compte et que les particuliers bénéficient d'avantages fiscaux significatifs : 66 % du montant du don est déductible de l'impôt sur le revenu, tandis que les entreprises peuvent déduire 60 % de leur don de l'impôt sur les sociétés.

Pour soutenir ces initiatives médicales innovantes, les donateurs potentiels peuvent contacter le centre hospitalier intercommunal au 04.94.40.21.46 ou par courriel à l'adresse mecenat@chi-fsr.fr.