Dans le cadre de notre série sur la neuroatypie, nous rencontrons Sandrine, 46 ans, qui a récemment découvert qu'elle est autiste et à haut potentiel intellectuel (HPI). Un diagnostic tardif qui a bouleversé sa vie.
Un sentiment de décalage permanent
Sandrine raconte : « Ma psychologue, que je consultais depuis mon divorce il y a plus de dix ans, m’a un jour demandé si je connaissais le trouble du spectre de l’autisme (TSA) et m’a donné de la documentation. J’ai commencé à me renseigner et ça a été une révélation. J’ai pensé : c’est moi. »
Elle ajoute : « Je n’ai jamais été à l’aise en société. On en a toujours rigolé dans ma famille : j’étais celle qui n’était pas sociable, qui n’aimait pas les gens. On m’a même parfois dit “Toi, tu es autiste”, comme une plaisanterie. C’est vrai que je n’ai jamais été comme les autres et, plus je vieillis, moins je me sens à ma place. »
Le télétravail comme une renaissance
Pendant la pandémie de Covid-19, Sandrine a vécu le télétravail comme une libération. « J’étais très contente de rester à la maison. Mais en devenant manager, je n’y ai plus eu droit. Je devais aller sur site, avec la voiture, les embouteillages ; une source d’angoisse pour moi. »
Cette situation a conduit à un burn-out l’été dernier, un événement qui a précipité sa prise de conscience. Aujourd’hui, avec ce diagnostic, Sandrine comprend mieux ses difficultés et peut enfin être elle-même.
Un soulagement après des années de questionnement
« J’ai ressenti un soulagement, je n’étais donc pas fou », confie-t-elle. Ce diagnostic met fin à des années de doute et d’incompréhension. Pour elle, c’est une nouvelle étape : apprendre à vivre avec sa neuroatypie et à s’accepter pleinement.
Cette histoire illustre le parcours de nombreuses personnes qui découvrent leur neuroatypie à l’âge adulte, un chemin semé d’embûches mais aussi de libération.



