L'herboristerie ambulante « Roulotte et ortie » sillonne l'est des Alpes-Maritimes
Roulotte et ortie : herboristerie ambulante dans l'est des Alpes-Maritimes

Depuis fin avril, Ghislaine Donetta partage sa passion des plantes médicinales à bord d'une estafette Renault de 1974, aménagée en herboristerie ambulante baptisée « Roulotte et ortie ». Ce véhicule mythique, autrefois utilisé par les pompiers et les policiers, sillonne les marchés locaux à l'est des Alpes-Maritimes. « L'estafette a un véritable capital sympathie », sourit Ghislaine, qui a eu le déclic en trouvant cette perle rare. Aménagée spécialement pour son activité, la fourgonnette dispose d'étagères, de rangements, d'un évier, de comptoirs et d'une ouverture pour se tenir debout. « Celui qui me l'a aménagée a déjà travaillé pour des vendeurs de vin et de fleurs, mais c'était sa première herboristerie ! » s'amuse-t-elle.

Une formule à taille humaine

Cette formule ambulante offre une flexibilité précieuse pour Ghislaine, qui continue d'enseigner à l'école Germaine-Coty les jeudis et vendredis. « Cette formule est davantage à taille humaine », commente-t-elle. « J'ai toujours beaucoup travaillé sur le vivant avec les enfants : les petites bêtes, la notion de système… »

Une formation solide

Ghislaine s'est formée à l'École lyonnaise des plantes médicinales pendant trois ans. Son intérêt était d'abord personnel : « Mon but premier était de mieux comprendre les plantes, mieux les préserver et mieux les utiliser. J'ai beaucoup soigné mes enfants de cette manière pour les petits bobos. » Elle insiste sur la prudence nécessaire : « Avec les plantes médicinales aussi, il faut savoir dire je ne sais pas, ou rediriger vers un professionnel. Ce n'est pas un sachet de tomates qu'on vend. »

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Répondre à une demande locale

Ghislaine a rapidement perçu une attente dans l'est des Alpes-Maritimes. Beaucoup de personnes cherchent des conseils sur les plantes, leur provenance, leur fréquence d'utilisation. « Dans ma petite herboristerie, je peux dire d'où proviennent tous les produits que je vends. J'ai fait un road-trip cet été pour rencontrer les fournisseurs », précise-t-elle. Tous ses produits sont bio et issus de paysans herboristes. « Je vois mal comment on pourrait faire des soins sans qualité au départ », ajoute-t-elle.

Le coin « papotisane »

Avant d'ouvrir, Ghislaine a lancé une cagnotte en ligne pour financer son coin « papotisane », un petit espace attenant pour boire et déguster. « L'idée était d'attirer des gens pas forcément intéressés par les plantes médicinales. Qu'ils puissent venir bouquiner, parler, prendre une tisane plaisir. » Les premiers retours sont positifs, les clients sont au rendez-vous et demandent des préparations sur mesure, de la cosmétique, des thés ou des soins pour femmes. Ghislaine entend respecter la saisonnalité : « Au printemps, par exemple, c'est bien de faire une détox pour accompagner le changement de saison. »

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