Pau : la mairie s'illumine en bleu pour la fibromyalgie
Pau s'illumine en bleu pour la fibromyalgie

Dans le cadre de la Journée mondiale de la fibromyalgie, célébrée chaque année le 12 mai, la mairie de Pau sera illuminée en bleu. Cette initiative vise à sensibiliser le grand public à cette maladie chronique, reconnue par l'Organisation mondiale de la santé depuis 1992.

La France en Bleu : une action nationale

La troisième édition de l'opération « La France en Bleu », organisée par l'association FibromyalgieSOS, a pour objectif de mettre en lumière ce syndrome. De nombreux monuments français se pareront de bleu le temps d'une soirée, notamment la mairie de Pau et l'Assemblée nationale. Le bleu a été choisi comme couleur symbolique de l'espoir, de la résilience et de la solidarité envers les personnes touchées par la fibromyalgie.

Émilie Alonso, adjointe au maire de Pau en charge de la santé, explique : « C'est une maladie peu connue, la recherche a du mal à avancer, cela a longtemps été une errance médicale. L'objectif est d'aider à la faire connaître au grand public. »

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Qu'est-ce que la fibromyalgie ?

Carole Robert, présidente de l'association Fibromyalgie France, décrit cette pathologie : « La fibromyalgie est aussi appelée la maladie du “mal partout” car ce sont des douleurs qui fluctuent dans le temps, dans l'espace et dans l'intensité. Les personnes atteintes ont des douleurs aiguës dans le corps qui peuvent durer quelques minutes comme plusieurs jours. Le deuxième trouble majeur est la fatigue chronique. »

L'association Fibromyalgie France œuvre depuis 25 ans pour permettre des diagnostics et des prises en charge plus précoces des individus touchés par cette maladie.

Chiffres clés et témoignage

En France, la fibromyalgie concernerait 1,6 % de la population, dont deux tiers de femmes, selon le ministère de la Santé. Elle est généralement diagnostiquée vers l'âge de 45 ans. Carole Robert, qui en souffre depuis ses 17 ans, témoigne : « Je croyais que c'était du rhumatisme précoce, à l'époque la douleur on n'en parlait pas. On me disait “c'est normal, tu grandis”, sauf que j'étais toujours fatiguée. » Elle ajoute : « C'est toute une vie avec des douleurs et l'incapacité d'être comprise et prise au sérieux. » Diagnostiquée à 53 ans, elle incarne le combat des patients pour une reconnaissance et une meilleure prise en charge.

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