Marine Tondelier révèle un DPI en Belgique, interdit en France
Marine Tondelier révèle un DPI en Belgique

Marine Tondelier, secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts (EELV), a révélé avoir eu recours à un diagnostic pré-implantatoire (DPI) en Belgique lors de son parcours de procréation médicalement assistée (PMA). Cette technique, qui permet de détecter des anomalies génétiques sur les embryons avant leur implantation, est interdite en France.

Un parcours de PMA marqué par la contrainte légale

Dans un entretien accordé à Libération, Marine Tondelier explique avoir dû se rendre en Belgique pour bénéficier du DPI. « C'est une aberration que cette technique soit interdite en France. Cela oblige les couples à se tourner vers l'étranger, avec des coûts supplémentaires et un suivi médical complexe », déclare-t-elle.

La France interdit le DPI pour les couples n'ayant pas de maladie génétique grave, contrairement à la Belgique où la législation est plus souple. Selon les chiffres de l'Agence de la biomédecine, en 2022, plus de 8 000 Français ont eu recours à une PMA à l'étranger, dont une partie pour le DPI.

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Un plaidoyer pour une évolution législative

Marine Tondelier milite pour une révision de la loi de bioéthique afin d'autoriser le DPI pour toutes les femmes, sans restriction de pathologie. « Il est temps que la France rattrape son retard en matière de procréation assistée », insiste-t-elle.

La loi de bioéthique de 2021 a élargi l'accès à la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, mais n'a pas modifié les conditions du DPI, qui reste réservé aux couples porteurs d'une maladie génétique grave. Selon un sondage Ifop de 2023, 67% des Français seraient favorables à l'extension du DPI.

Des conséquences financières et psychologiques

Le recours à l'étranger engendre des coûts importants. En Belgique, un cycle de DPI coûte en moyenne 3 000 à 5 000 euros, non remboursés par la Sécurité sociale française. « Cela crée une inégalité d'accès aux soins », dénonce Marine Tondelier, qui pointe également la charge psychologique des allers-retours et du suivi médical à distance.

L'élue écologiste espère que son témoignage contribuera à faire évoluer les mentalités et la législation. « Je parle de mon expérience pour que d'autres femmes n'aient pas à vivre cette situation », conclut-elle.

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