Marie Dejean, une jeune habitante de Frontignan, a porté plainte contre le Samu 34 pour non-assistance après avoir frôlé la mort le 29 mars dernier. Victime d'une hémorragie interne due à une grossesse extra-utérine, elle a dû se rendre par ses propres moyens aux urgences de Sète, le Samu ayant refusé d'envoyer des secours. Elle a également écrit au président de la République pour dénoncer cette situation.
Une réponse de l'ARS Occitanie
L'Agence régionale de santé Occitanie a répondu à son courrier. Le directeur général, François Mengin-Lecreulx, assure comprendre son inquiétude et l'informe qu'une déclaration d'Événement indésirable grave associé aux soins (EIGS) a été réalisée par le CHU de Montpellier. Une analyse approfondie est en cours pour comprendre les circonstances de cet événement.
Un temps d'échange proposé
Le directeur général propose un temps d'échange avec les responsables du Samu 34 pour obtenir des réponses précises. Il suggère également de saisir la Commission des usagers du CHU de Montpellier, une instance indépendante. Marie Dejean, bien que traumatisée, compte accepter cette invitation. "Pour que j'aille mieux et faire le deuil de ce qui s'est passé, je veux qu'on m'explique pourquoi on m'a répondu qu'il n'y avait personne qui allait sur Sète", déclare-t-elle.
Une procédure judiciaire engagée
La jeune femme reste déterminée à poursuivre en justice. "Je ne le fais pas pour moi, mais pour tous les gens qui n'ont pas eu le courage de parler face au même problème. Pour que les gens ouvrent les yeux sur la gravité de l'état du système de santé et que ce qui m'est arrivé ne se reproduise plus", explique-t-elle. Une expertise médico-légale du dossier devrait être demandée au tribunal.



