Les remboursements de séances de kinésithérapie ont bondi de 47,2 % en dix ans, passant de 3,6 milliards d'euros à 5,3 milliards d'euros, selon le dernier rapport de l'Assurance maladie relayé par TF1Info. Cette hausse significative pousse l'organisme à envisager des mesures pour freiner les dépenses, alors que les restrictions budgétaires s'annoncent.
Des propositions pour encadrer les remboursements
Pour réaliser des économies, l'Assurance maladie préconise plusieurs pistes. Il s'agirait notamment de définir un nombre de séances remboursables en fonction de certaines pathologies, de diminuer le tarif au fil de la rééducation, ou encore d'instaurer des forfaits pour certaines prises en charge. Ces mesures visent à mieux cibler les remboursements et à réduire les dépenses.
Un débat sur la distinction entre soins de confort et soins sanitaires
Interrogé par nos confrères, Frédéric Bizard, professeur d'économie spécialisé dans la santé, souligne que « les soins sont remboursés tout autant que des soins sanitaires absolument indispensables pour tout un tas de patients », qu'ils soient de confort ou non. L'économiste plaide pour une distinction entre les soins : « La question est, soit on continue à prendre en charge les deux, parce que la société considère que c'est important, soit on fait un choix et l'Assurance maladie se concentre sur les choix sanitaires indispensables ».
Un impact potentiel sur le prochain projet de loi de financement
En attendant, les propositions faites par l'Assurance maladie pourraient influer sur l'articulation du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Les décisions à venir devront arbitrer entre le maintien d'une prise en charge large et la nécessité de maîtriser les dépenses de santé.



